Retour triomphal de Benoît Gratton en Autriche
Par Luc Robert
Douze ans après avoir disputé son dernier match professionnel en Europe avec les Capitals de Vienne, l’attaquant Benoît Gratton a été accueilli en héros par 7 000 partisans réunis à l’aréna Steffl de la capitale autrichienne.
Pendant la période des fêtes de 2025, le Jérômien a été invité à participer au match du 25e anniversaire de la formation, qui se mesurait à des anciennes gloires tchèques. L’annonceur maison n’a eu qu’à dire « accueillons notre ancien capitaine no. 25, Benny…. », pour que la foule scande à tout rompre « Grrraaaaaaaattttton ! », a-t-on pu constater sur une courte vidéo diffusée sur Facebook.
« Ça m’a fait chaud au cœur d’être reconnu après tant d’années. J’ai joué six saisons là-bas et j’y ai terminé ma carrière. Après Saint-Jérôme, c’est ma deuxième demeure. Ma plus jeune fille, Romy, y est née. Mes attentes ont été comblées et dépassées à revêtir à nouveau l’uniforme des Capitals et à recevoir un paquet de courriels d’anciens admirateurs », a souligné celui qui a célébré son 49e anniversaire au cours du même périple.
Ironie du sort, Gratton a aussi été repêché dans la LNH par les Capitals, cette fois de Washington, en cinquième ronde de l’encan amateur de 1995 (105e au total). C’est après avoir disputé six saisons dans la Ligue nationale de hockey (LNH) avec les Caps, les Flames et les Canadiens que le centre a traîné son baluchon jusqu’à l’International Central European Hockey League (ICEHL), devenue la Ligue A (ex-EBEL).
« C’est un circuit très compétitif, où l’on disputait des parties en Autriche, en Hongrie, en Italie et en Slovénie. On a été 16 anciens joueurs marquants à être contactés pour revenir ici. Non seulement j’ai eu du plaisir à revoir mes anciens coéquipiers, mais aussi à côtoyer des légendes de premier niveau sur la même glace : Patrik Elias (Devils), Milan Hejduk (Avalanche), Martin Rucinsky (Canadiens) et même Dominik Hasek (Buffalo) à bientôt 61 ans : ils avaient encore tous le goût de gagner. Le Dominator m’a volé un but à trois occasions en temps régulier, en plus d’avoir frappé la barre horizontale en surtemps. Il a été incroyable, comme dans le temps. Mais c’est correct, on a fini par battre les Tchèques 9-8 en prolongation », s’est amusé l’ancien gagnant de la Coupe Memorial.
Reconnu pour son jeu agressif et la qualité de ses mains, le pilote des Cheminots a profité de son saut de l’autre côté de l’Atlantique pour voir du pays en famille.
« Mon épouse Roxane Lévesque et ma fille Romy ont apprécié la ville et le tourisme. Vienne reste une ville importante, surtout de par sa culture et sa musique. On pense à l’héritage artistique et intellectuel de ses habitants, dont Mozart, Beethoven et Sigmund Freud. On a aussi visité leur marché de Noël. Les 7 jours du périple ont vite passé. Je me suis reposé, mais j’avais aussi hâte de revenir sur la glace à Saint-Jérôme, pour enseigner aux jeunes Sélects du Nord (il est directeur technique) et reprendre le collier avec nos Cheminots collégiaux », a ajouté celui qui peut sortir du Québec, mais qui ne sortira jamais le hockey de son âme.
Retour à domicile
Les Cheminots du Cégep de Saint-Jérôme seront de retour à l’aréna RDN 1 (Bauval) pour la première fois en près de deux mois, ce dimanche à 16 h, lors de la visite des pauvres Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal, derniers de la Conférence Sud-Ouest, avec un dossier peu reluisant de 3 victoires, 14 défaites et 2 échecs en tirs de barrages.
« On ne le répètera jamais assez : ça peut paraître moins motivant d’affronter des clubs de bas de classement, mais ils doivent nous servir de tremplin pour nous relancer. Il y a de la parité dans notre division et n’importe quel club peut en battre un autre, n’importe quand. Ce n’est pas normal que Brébeuf nous ait battu là-bas en début de saison et que là, ça a pris les tirs de barrages pour nous départager. Il faudra prendre les Spartiates au sérieux », a clamé Gratton.
Le samedi 17 janvier dernier, les Cheminots ont gagné 4-3 en fusillade face aux Dynamiques du Collège Jean-de-Brébeuf, à l’aréna Pierre-Péladeau. Victor Lajoie a marqué à 2 occasions, dont le but égalisateur à 13:29 de la troisième période. Manu Dufour a enfilé l’autre but, avant d’inscrire le filet décisif en tirs de barrage. Le portier Antoine Chagnon-Fournel a repoussé 24 des 27 lancers ennemis.
En lever de rideau de 2026, le dimanche 11 janvier, les Cheminots ont battu les Patriotes 3 à 2, dans le congélateur Ron-Caron de Ville Saint-Laurent. Nicolas Péloquin a mis fin au suspense en donnant la victoire à Saint-Jérôme en tirs de barrage. Mathieu Saint-Aubin et Antoine Portugais avaient auparavant secoué les cordages en temps réguliers. Chagnon-Fournel a bloqué 28 des 30 rondelles décochées en sa direction.