| Par Simon Cordeau

Encourager le covoiturage par une plateforme commune

Pour promouvoir et faciliter le covoiturage dans la région, cinq MRC des Laurentides souhaitent choisir une plateforme commune. « Des plateformes existent déjà. L’intérêt d’intervenir est d’avoir un message commun sur une plateforme qu’on aura préalablement choisie, avec des critères bonifiés. L’idée est de la promouvoir et de la soutenir. On fait l’hypothèse qu’on va donner confiance aux gens et qu’ils utiliseront cette option de mobilité supplémentaire », explique Annie Bélanger, directrice générale du Transport adapté et collectif (TACL).

Les MRC de La Rivière-du-Nord (sans Saint-Jérôme), des Pays-d’en-Haut, d’Argenteuil, des Laurentides et d’Antoine-Labelle se sont associées pour faire l’appel d’intérêt, puis pour soutenir cette plateforme commune. « On pense qu’on a un projet audacieux. Le covoiturage en milieu rural n’est pas telle-ment développé encore », s’enthousiasme Mme Bélanger.

La démarche avait débuté en 2019, raconte-elle. « Sauf que la pandémie est arrivée. Covoiturer dans ce contexte-là n’était pas l’idéal, donc ç’a été mis sur la glace. »

Adaptée aux besoins de la région

Les MRC évaluent plusieurs critères afin de choisir la bonne plateforme pour la région. L’un d’eux est sa souplesse pour les usagers. « Je peux mettre les trajets pour ma semaine de travail au complet, ou les planifier la veille, ou une heure avant mon départ. Les gens voient mes parcours, et moi je vois les gens intéressés », illustre Mme Bélanger.

Annie Bélanger, directrice générale du TACL

Annie Bélanger, directrice générale du TACL. (Crédit photo: Courtoisie)

Un autre élément important du covoiturage est le partage des coûts. Selon Mme Bélanger, il est important que les modalités de paiement passent par la plateforme. Il que le passager connaisse le montant dû avant le trajet. « Sur certaines plateformes, je peux faire une place dans ma voiture. Mais si je ne suis pas au rendez-vous, il n’y a pas nécessairement de suivi. Je ne suis pas évalué sur ma conduite. C’est un échange de services, avec argent comptant, qui n’est pas toujours encadré. »

Ainsi, les MRC misent sur des fonctionnalités supplémentaires de la plateforme. Par exemple, donner la possibilité de signaler une voiture en mauvais état ou de signaler tout problème. « Pour rassurer les préjugés, fondés ou non, et toute la question de la sécurité, on veut mettre certains mécanismes de vérification et de suivi. »

En choisissant la meilleure plateforme, adaptée aux besoins de la région, Mme Bélanger espère inspirer la confiance et la participation des citoyens, qui seront la clé du succès pour le projet. « On a un grand territoire. Le plus de gens possible qui ont une voiture et qui rendent des places disponibles, le plus les gens utiliseront la plateforme. C’est ça la recette. »

Inclure les employeurs

On veut aussi permettre une participation des employeurs de la région, afin d’encourager leurs employés à utiliser le covoiturage. 

« Ça peut réduire le nombre de places occupées dans leur stationnement, faciliter le déplacement de ceux qui n’ont pas de voiture, et ils font leur part pour l’environnement », illustre Mme Bélanger. Les employeurs pourraient offrir des incitatifs aux covoitureurs, comme des rabais pour le stationnement ou à la cafétéria.

Ainsi, l’appel d’intérêt étant terminé, deux soumissionnaires sont considérés. « On est en train de terminer l’analyse de tout ça. D’ici la fin du mois de mai, on va pouvoir confirmer la plateforme choisie et com-mencer une discussion avec elle pour l’implanter », annonce Mme Bélanger.

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