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Femmes et hommes : les inégalités persistent au Québec

Par Rédaction

Bien que la question de la réduction des écarts entre les femmes et les hommes soit devenue une véritable préoccupation de société au Québec, les inégalités persistent dans plusieurs domaines. Rémunération, accès aux emplois à responsabilité ou encore violence conjugale : autant d’enjeux restant à améliorer.

Saviez-vous qu’au Québec les hommes et les femmes sont presque aussi nombreux (4 503 000 femmes contre 4 553 000 hommes) ? Pourtant, malgré les avancées sociales et législatives de ces dernières années, la problématique des inégalités entre les sexes continue d’exister dans la province.

C’est pourquoi, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Institut de la statistique du Québec a décidé de mettre en lumière des données issues de la Vitrine statistique sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Retour sur les chiffres les plus marquants de cette étude…

Si les filles sont meilleures à l’école…

Commençons par les données en lien avec l’éducation. Les chiffres exposés par l’Institut de la statistique du Québec montrent, dans un premier temps, que les filles affichent, depuis de nombreuses années, un taux de réussite scolaire supérieur à celui des garçons. Par exemple, parmi celles entrées au secondaire en 2016, 88,5 % ont obtenu un diplôme ou une qualification sept ans plus tard (en 2023-2024), contre 80,3 % des garçons. Un chiffre d’autant plus impressionnant si on le rapporte à d’autres plus anciens.

En effet, pour la cohorte de 1998, ces proportions étaient respectivement de 78,0 % chez les filles et de 63,1 % chez les garçons. Un écart qui se resserre donc puisqu’il atteignait 14,9 points de pourcentage à la fin des années 1990 contre 8,2 points pour la cohorte plus récente.

… les inégalités se creusent sur le marché du travail

Si les femmes semblent les mieux placées pendant leurs études, les problèmes d’égalités arrivent concrètement une fois le temps de travailler venu. Effectivement, au regard des chiffres de la rémunération, être une femme signifie encore être moins bien payé pour un poste équivalent.

En 2023, la rémunération horaire moyenne des femmes salariées de 15 ans et plus s’élevait à environ 30,90 $ alors qu’un homme gagnait 33,80 $. À noter que l’accès aux postes décisionnels reste inégal. En 2023, les femmes occupaient seulement environ 36 % des emplois de gestion.

Au-delà de la rémunération et de l’accès aux postes à responsabilité, le taux d’activité pose aussi problème. En 2023, environ 62 % des femmes de 15 ans et plus étaient actives sur le marché du travail, contre environ 69 % des hommes. Un écart qui, bien que toujours important, tend à se resserrer puisqu’il atteignait près de 12 points en 2005 contre environ 7 points aujourd’hui.

Santé et violence : encore des déséquilibres

Si on se détourne des chiffres liés au travail et à la rémunération, d’autres chiffres indiquent des inégalités tout aussi importantes dans des domaines du quotidien. C’est le cas par exemple de la santé. En effet, selon la Vitrine statistique sur l’égalité entre les femmes et les hommes, en 2024, « un peu plus du cinquième de la population québécoise de 18 ans et plus (21 %) trouvait la plupart des journées assez ou extrêmement stressantes sans qu’aucune différence significative ne soit détectée selon le genre ». Mais, en 2022 et 2023, les femmes étaient, en proportion, plus nombreuses que les hommes à considérer leurs journées comme assez ou extrêmement stressantes (respectivement 23 % contre 19 % et 25 % contre 18 %).

Concernant la violence conjugale, l’indicateur est aussi très préoccupant. En 2023, sur les 27 082 victimes d’infractions contre la personne en contexte conjugal au Québec, 20 590 étaient des femmes.

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