Sandrine Michon brigue l’investiture du Parti québécois dans Saint-Jérôme
Sandrine Michon annonce officiellement sa candidature à l’investiture du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Saint-Jérôme en vue de la prochaine élection provinciale.
Déjà candidate péquiste dans Saint-Jérôme lors de la dernière élection générale en 2022, Sandrine Michon souhaite cette fois obtenir à nouveau la confiance des membres du parti afin de représenter la formation souverainiste dans la circonscription. Elle présente sa démarche comme une continuité logique de son implication politique et sociale des dernières années.
« Je suis une personne qui s’engage sur le long terme. Pour moi, c’est simplement la suite naturelle de mon engagement depuis 2022 », explique-t-elle en entrevue.
Âgée de 35 ans, Mme Michon est éducatrice spécialisée à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et a également occupé un rôle de directrice syndicale régionale au sein de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS). Elle affirme que son expérience professionnelle auprès des populations vulnérables et des travailleurs du réseau public influence directement sa vision politique.
Selon elle, le passage de l’engagement social à l’arène politique s’est fait progressivement, à travers son implication communautaire et syndicale. Elle dit vouloir contribuer à améliorer les services publics et répondre aux enjeux sociaux qu’elle observe sur le terrain, notamment le manque de ressources en santé et services sociaux, la crise du logement, le coût de la vie et l’itinérance.
Une candidature axée sur l’écoute du terrain
Mme Michon estime que son expérience depuis la dernière campagne électorale lui a permis de développer une plus grande maturité politique. Après trois ans comme co-porte-parole du PQ dans les dossiers jeunesse et femmes, elle affirme avoir appris à privilégier l’écoute et la consultation.
« Les solutions doivent se construire avec les acteurs du terrain. Je veux aller consulter les citoyens, les organismes communautaires et les acteurs économiques pour identifier les priorités locales », souligne-t-elle.
Elle indique ne pas vouloir imposer d’emblée un programme local précis, préférant établir ses priorités à la suite de consultations dans la circonscription.
L’engagement politique et la réalité familiale
Mère d’une fillette de sept ans et actuellement enceinte, la candidate affirme que sa réalité familiale renforce sa motivation politique plutôt que de la freiner. Elle souhaite notamment contribuer aux réflexions entourant les politiques familiales, la conciliation travail-famille et l’accès aux services de garde.
Dans son communiqué, elle affirme que la maternité l’amène à réfléchir concrètement à l’avenir du Québec et aux institutions publiques qui soutiendront les prochaines générations.
Elle dit également vouloir encourager une plus grande participation des femmes en politique en démontrant qu’il est possible de concilier engagement public et vie familiale.
Un projet politique inscrit dans la vision péquiste
Sur le plan politique, Sandrine Michon s’inscrit clairement dans la vision souverainiste du Parti québécois. Elle évoque un « moment charnière » pour le Québec et soutient l’idée d’une consultation populaire sur l’avenir politique de la province, projet central de la formation dirigée par Paul St-Pierre Plamondon.
Elle affirme vouloir incarner « une voie de changement » et invite les citoyens à participer aux discussions entourant les orientations futures du Québec.
L’investiture du Parti québécois dans Saint-Jérôme doit avoir lieu à une date qui reste à confirmer. D’ici là, Sandrine Michon amorce sa démarche auprès des membres du parti afin d’obtenir officiellement leur appui.