Le Mois de l’histoire des Noir.es célébré en grand à l’UQO
L’Université du Québec en Outaouais (UQO) célèbre en février la 7e édition du Mois de l’histoire des Noir.es, une programmation qui mise cette année sur le thème « De l’héritage à l’action : les jeunes leaders d’aujourd’hui ». Conférences, activités participatives et événements culturels sont proposés à la communauté universitaire et au public, avec plusieurs rendez-vous prévus au campus de Saint-Jérôme.
Ce thème a été proposé par une étudiante membre du comité, Fatouma Sylla, et adopté à l’unanimité. Pour Guy Thibault, agent d’information à la Direction des communications et du recrutement, il reflète une volonté de mettre de l’avant la positivité et l’élan des jeunes, plutôt que de focaliser uniquement sur les injustices historiques.
« Moi, je dis toujours que je veux aller de l’avant, vers quelque chose de positif », explique-t-il. « On veut que nos étudiants repartent enrichis et prêts à être des leaders. »
Des activités pour réfléchir et vivre l’histoire
La programmation du Mois de l’histoire des Noir.es propose plusieurs activités accessibles à la communauté universitaire comme au grand public, dont plusieurs se déroulent à Saint-Jérôme.
Parmi celles-ci, des murs d’expression installés sur le campus invitent les étudiantes et étudiants à répondre à la question : « Que t’inspire le Mois de l’histoire des Noir.es ? » L’objectif est de créer un espace collectif de parole et de réflexion, où chacun peut partager un mot, une pensée ou un engagement.
Une projection du film Les figures de l’ombre, qui retrace le parcours de mathématiciennes afro-américaines ayant contribué aux missions spatiales de la NASA, fait aussi partie de la programmation. L’activité vise à mettre en lumière des figures marquantes souvent absentes des récits historiques traditionnels.
Autre proposition originale : une expérience de réalité virtuelle permettant de plonger dans un moment marquant de l’histoire des droits civiques, à travers un contenu immersif inspiré du discours de Martin Luther King. Cette activité mise sur l’émotion et l’immersion pour favoriser la compréhension des luttes pour l’égalité.
Un panel pour comprendre les inégalités en santé
Mais c’est le panel public sur l’ethnocentrisme en santé, prévu le 24 février à Saint-Jérôme, qui s’annonce comme un temps fort de la programmation. Initié par une étudiante en sciences infirmières, Lucynda Gertilus, ce panel cherche à démystifier un concept souvent méconnu.
L’ethnocentrisme en santé désigne une tendance à juger et traiter les réalités de santé à partir de critères culturels dominants, ce qui peut avoir des impacts concrets sur l’accès aux soins, la qualité du service et l’expérience vécue par les patients noirs. Le panel vise à sensibiliser, mais aussi à proposer des pistes de changement pour une pratique médicale plus équitable.
Selon M. Thibault, l’accueil global de l’événement du Mois de l’histoire des Noir.es est positif, et l’ouverture à tout public, y compris via participation en ligne, promet d’élargir encore l’impact de l’événement. Pour voir la programmation complète, rendez-vous directement sur le site web de l’UQO !