Zone rouge : La résilience des commerçants du centre-ville

Par Marie-Catherine Goudreau
Zone rouge : La résilience des commerçants du centre-ville
Le Café La Petite Voisine est situé sur la rue de la Gare au centre-ville de Saint-Jérôme. (Photo : Nordy)

Depuis quelques semaines, certains types de commerces de la ville de Saint-Jérôme ont dû s’adapter à une nouvelle fermeture prolongée jusqu’au 23 novembre cette fois. Le vendredi 30 octobre, nous avons parlé à certains commerçants pour comprendre comment leurs activités étaient affectées par la zone rouge.

Malgré une autre fermeture qui a engendré des pertes financières, Chantal Harvey et Claude Pilon, copropriétaires du restaurant 1 gars 1 fille Chez Vic gardent le sourire.

« Quand on a fermé le 1er octobre, on s’était dit que ça allait durer plus longtemps. On voulait prendre des actions rapidement pour rester ouverts, alors on a décidé de faire des plats cuisinés pour emporter », nous explique Chantal. Le restaurant a donc adapté son menu du jour pour l’offrir maintenant pour emporter, un virage qui était essentiel pour la survie.

Les propriétaires de 1 gars 1 fille chez Vic. Photo : Jonathan Allen

Pour elle, il est important que le restaurant ne tombe pas dans l’oubli : « Quand on est fermé pendant quelques mois, il faut faire revenir la clientèle après. En ce moment, on reste présents, autant sur les réseaux sociaux que par nos plats cuisinés. »

Une clientèle affectée

Les propriétaires trouvent aussi que cette situation est triste pour les personnes âgées, notamment ceux qui habitent dans la résidence voisine. Pour certains, aller manger chez 1 gars 1 fille était leur seule sortie et elle était nécessaire, surtout en temps de pandémie.

Paméla Ghaleb-Poitras est copropriétaire du Café La Petite Voisine. Le mois de septembre a été positif pour le commerce : les étudiants avaient un endroit pour suivre leurs cours à distance. « Au début, je pensais que ça allait nous faire mal le fait que l’Université et le Cégep soient en ligne. Finalement, ça a été super bon pour nous, mais seulement pour le mois de septembre », explique la copropriétaire.

Pour le café, l’adaptation n’a pas été trop complexe puisque la plupart de leur menu était déjà pour emporter. Malgré la situation, Paméla y voit du positif. « La fermeture prolongée d’un mois nous permet de souffler un peu en ce moment, de nous mettre à jour dans notre paperasse et de faire du ménage. »

Les revenus à la baisse

Gothard Arsenault du restaurant de cuisine antillaise et africaine Bon Manjé croit aussi que l’automne a été synonyme d’adaptation. « Il y a un impact global au niveau du fonctionnement, notamment par rapport au nombre d’employés qui travaillent, mais aussi financièrement. Notre chiffre d’affaires est inévitablement affecté », souligne le cofondateur.

Selon lui, le secteur de la restauration est particulièrement visé par les mesures sanitaires. Un centre-ville moins achalandé, entre autres à cause des cours et du travail en ligne, vient diminuer les revenus du restaurant. « On se serre les coudes en attendant et on espère que la situation va s’améliorer. »

Bref, selon certains, ce sont les fermetures répétitives et souvent sans préavis qui affectent particulièrement les commerces et engendrent beaucoup de pertes. Malgré la situation à Saint-Jérôme, les commerces font preuve de résilience et restent confiants pour le futur.

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