Véhicules de type militaire : bannis des autoroutes pour des raisons de sécurité, plaide Bonnardel

Par Louise Guertin
Véhicules de type militaire : bannis des autoroutes pour des raisons de sécurité, plaide Bonnardel


Le Guide de l'Auto

Article par Agence QMI

Par Geneviève Lajoie

Malgré la colère des propriétaires de véhicules de type militaire, le ministre François Bonnardel est ferme dans son intention de bannir leur utilisation sur les autoroutes et les routes provinciales pour des raisons de sécurité.

À compter de demain, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a décidé de limiter l’utilisation de ces bolides sur les chemins publics où la limite de vitesse est égale ou inférieure à 70 km/h.

Ils pourront traverser à angle droit un chemin où la limite est supérieure, mais ils seront désormais bannis des autoroutes, ainsi que sur les routes provinciales où la limite est de 90 km/h.

« Ce (sont) des véhicules qui ont été préparés, montés pour l’armée la plupart du temps, donc ils ne sont pas adaptés au code (de la sécurité routière) », a affirmé mercredi le ministre des Transports, à l’entrée de la réunion hebdomadaire du cabinet Legault.

François Bonnardel ajoute que ce sont les constructeurs de ces véhicules qui ont mis en garde le gouvernement. « Ce sont les fournisseurs eux-mêmes qui nous ont écrit pour nous indiquer jusqu’à quel point ça pourrait être dangereux s’il y avait un accident », a-t-il insisté.

Pas de coussins gonflables
À la SAAQ, on précise que ces véhicules n’ont pas les mêmes « caractéristiques » que les voitures achetées chez un concessionnaire.

« Dans certains cas, ils n’ont pas de coussins gonflables, souvent ils n’ont même pas de toit ces véhicules-là, pas de fenêtres non plus, ça se peut qu’il y en ait qui n’ont pas de ceintures de sécurité adaptées comme les véhicules qu’on conduit, nous, sur la route. Donc ce ne sont pas des véhicules qui sont faits pour circuler sur nos routes », insiste la porte-parole.

Mise en demeure envoyée au gouvernement
Cette nouvelle mesure provoque colère et incompréhension puisque ces véhicules, pour la plupart, ont déjà fait l’objet d’une vérification mécanique et que les droits d’immatriculation ont été payés.

Les propriétaires devront maintenant se rendre dans un point de service afin de recevoir une nouvelle plaque d’immatriculation et un nouveau certificat pour chacun des véhicules.

Propriétaire d’un véhicule de type militaire, Philippe Raymond a envoyé une mise en demeure au gouvernement, en plus de se tourner vers le Protecteur du citoyen. Il ne proteste pas contre le fait de modifier les règles pour les futurs véhicules, mais il aimerait conserver un droit « acquis » et octroyé en bonne et due forme selon les règles en vigueur à la SAAQ.

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