Un triomphe célébré modestement par l’Adéloise Jacqueline Gareau

Par Luc Robert
Un triomphe célébré modestement par l’Adéloise Jacqueline Gareau
La coureuse Jacqueline Gareau veut célébrer les 40 ans de sa victoire à Boston avec modestie. (Photo : Gracieuseté)

Course à pied

La coureuse de fond Jacqueline Gareau entend célébrer modestement le 40e anniversaire de sa victoire au Marathon de Boston, en parcourant à son rythme le tracé des 10 kilomètres, plutôt que de s’attaquer aux 42,2 km traditionnels.

 

L’Adéloise a été la première canadienne à remporter la mythique épreuve du Massachusetts, le 21 avril 1980, en un temps record de 2 h 34 min 28s. Elle a de plus remporté les marathons d’Ottawa, en 1979 (chrono de 2 h 47 min 58 s) et de Duluth, au Minnesota (temps de 2 h 43 min 27 s), en 1988.

« J’ai souvent poussé mon corps au-delà des limites, pendant ma carrière. J’ai développé de l’arthrose à un genou et un problème de rotule. On a traité ça aux cellules souches et je vais mieux. En raison de la pandémie qui sévit à Boston, le marathon a été reporté du 21 avril au 14 septembre 2020. On vient de m’inviter à y courir et je crois que c’est réalisable. Mais je m’inscrirai à l’épreuve de soutien de 10 km », a souligné la marathonienne de maintenant 67 ans.

Retour graduel

Massothérapeute à Sainte-Adèle, la grande dame originaire de l’Annonciation (devenue La Rouge) suit doublement sa récupération de près.

« J’aime encore participer à des courses: mon but n’est plus la performance, mais plutôt la socialisation. Bien entendu, une fois lancée, il y a toujours un petit défi personnel de me dépasser. Sauf qu’étant massothérapeute, je redouble de prudence dans mes efforts. Je tiens seulement à revoir les gens et les coureurs », a ajouté celle qui avait déjà célébré sa victoire en grande pompe en 2005, alors que les autorités l’avaient consacrée « Grande Maréchal » de l’événement bostonais.

Entre temps, Mme Gareau poursuit son entraînement, tout en mettant l’accent sur ses capacités personnelles.

« J’adore partir à l’entraînement et me brancher avec la nature. On est comblé à Sainte-Adèle à ce niveau, alors que c’était plus bétonné à l’époque où je résidais à Montréal. Ici, j’aime entretenir mes muscles avec des sorties de vélo de deux heures. La fable le dit si bien: rien ne sert de courir, mais de savoir partir à point. Mon expérience me dicte de ne pousser trop fort à l’instant ».

Conférences

Malgré la Covid-19, Jacqueline Gareau entend présenter ses ateliers conférences de manière différente.

« Ma conférence, intitulée – Équilibre pour une santé globale – rappelle aux gens qu’ils doivent bouger, peu importe leur âge. Je pense que malgré le coronavirus, je pourrai continuer à présenter mes ateliers, tout en me tenant à deux mètres des gens. Je m’affaire aussi à mon jardin et je me branche encore avec la nature. Je ne m’ennuie pas ».

Dans le contexte du 40e anniversaire de son triomphe, Mme Gareau est surtout heureuse de moins entendre parler de la Cubaine Rosie Ruiz, qui a été disqualifiée au Marathon de Boston de 1980, en la devançant par tricherie. L’athlète latino-américaine a été soupçonnée d’avoir raccourci son parcours, en utilisant le métro, avant de ressortir d’une bouche près de la ligne d’arrivée. Elle a été déchue de son titre, alors que Mme Gareau a reçu la médaille d’or une semaine plus tard.

Photo : Gracieuseté
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