Un contrôleur animalier qui s'assume

Le Société de protection canine des Monts (SPCM) estime que son image a été ternie par un récent article paru dans un hebdo des Laurentides, dans lequel une multitude d’insinuations laissaient croire que des «choses horribles» se passent lorsque les citoyens font appel aux services spécialisés de l’entreprise.

Plutôt que d’entrer dans une guerre verbale sans fin ledit dit média, les propriétaires de la firme, M. Jean-Gilles Bélisle et son épouse Mireille, ont préféré détailler le type de services qu’ils offrent directement ou indirectement à une quinzaine de municipalités des Basses-Laurentides. «Nous sommes un contrôleur animalier, ce qui suppose que nous voyons à cueillir les chats et/ou les chiens (lorsque ceux-ci sont inclus au règlement d’une ville ou d’un village) errants, en difficulté ou encore qui représentent un danger pour les personnes. Un animal est considéré errant lorsqu’il vagabonde hors de sa propriété et/ou est laissé sans surveillance et contrôle de la part de son proprio ou gardien. Nous savons tous que notre liberté cesse là où celle de nos voisins commence», a lancé d’entrée de jeu Mme Bélisle. «À l’opposé, un refuge est un lieu qui accueille et héberge les animaux que les gens vont porter. Dans ce cas, il existe un historique, car la personne peut décrire les raisons pour lesquelles l’animal est remis au dit refuge».

Dès qu’un animal est récupéré par le SPCM, il est placé en hébergement pour au minimum la période prescrite aux règlements municipaux (de trois à sept jours selon la municipalité). «Durant ce délai, l’animal ne peut être montré, afin de s’assurer qu’il ne soit pas réclamé par quiconque désirerait s’en approprier au détriment de son véritable propriétaire. Au cours de la période, nous installons les chiens et chats dans des enclos bien séparés, afin d’éviter toute contamination. Chaque enclos est muni d’un drain individuel.Les bêtes bénéficient d’une musique d’ambiance, de l’air conditionné (filtreur d’air avec ionisateur) et climatisé en été, ainsi que du chauffage en hiver. Des fenêtres laissent aussi pénétrer la lumière du jour jusqu’aux cages», a ajouté M. Bélisle, qui n’a pas hésité à faire visiter la salle de séjour au scribe afin d’appuyer ses dires.

Dans l’intervalle, les animaux bénéficient de soins, d’eau et d’aliments pour qu’ils conservent ou retrouvent leur force. «Pour chaque animal récupéré, un rapport à doubles copies est expédié aux municipalités. Ils savent de quoi il en retourne pour chaque cas».

Remise en lieu sûr

Quant à la prétention voulant que le SPCM remette les chiens à leurs propriétaires «à des terrains vagues», les proprios rejettent cette affirmation du revers de la main. «Nos patrouilleurs rencontrent les propriétaires de chiens ou de chats à récupérer dans les stationnements de poste de police ou de municipalité. En territoire neutre, la sécurité de l’animal, du propriétaire et de l’employé priment. De même, dans les cas d’adoption, on ne place aucun chien malade ou qui a un problème de comportement. Pour ce qui est des rares cas d’euthanasies, elles sont pratiquées chez le vétérinaire. La carcasse est ensuite récupérée par «Incimal», de Berthierville, qui procède à l’incinération. Rien n’est laissé au hasard. Pour sa part, Anima-Québec a établi la cote «risque faible» à nos cages. C’est la meilleure cote d’évaluation dans ce genre d’entreprise. Nous agissons toujours avec respect, envers les personnes et les animaux», a achevé Jean-Gilles Bélisle.

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