Tempête et bonheur électrique

Par Benoit Simard
Tempête et bonheur électrique

Sujet électrisant s’il en est un, le vélo à assistance électrique poursuit son ascension sur le marché de vélos québécois : tout le monde semble avoir son point de vue sur la chose. L’offre se diversifie, on cible mieux les besoins et attentes des clients, les consommateurs sont mieux éduqués par rapport au produit, et semblent prêts à passer à la caisse. Pourquoi tout le monde ne devrait-il pas rouler en vélo assisté ?

 

Pour les détaillants et marchands, la saison 2020 restera mémorable en termes de ventes de vélos, que ce soit pour les modèles électriques, ou … acoustiques. Mais ce qui ne semble pas changer depuis l’apparition de ces bicyclettes nouveau genre, c’est la polarisation des opinions.

Que ce soit sur la piste cyclable ou même dans les sentiers, tous ne voient pas d’un bon œil l’arrivée de camarades bioniques. Encore une fois, pour quelles raisons ne voudrait-on pas partager les différents endroits cyclables entre tous les utilisateurs de deux roues ? Il suffira de constater les sourires béats et la satisfaction des pilotes de vélos assistés pour en comprendre la valeur ajoutée.

On dénote des versions assistées pour tous les types de vélos aujourd’hui : du hybride version P’tit Train du Nord jusqu’à la version Tour de France, en passant par les routes de gravier et la montagne. On pourrait rendre le relief laurentien plat comme une crêpe au volant de ces engins ! « No more » vents de face !

Certains seront effrayés par la vitesse d’accélération de ces machines nouveau genre et se sentiront menacés lors d’une randonnée en famille le dimanche. D’autres auront la fausse impression qu’un vélo de montagne avec moteur abime les sentiers plus rapidement.

En contrepartie, parmi les moments positifs desquels j’ai été témoin cette année, je me dois assurément de me rappeler certains couples qui n’auraient jamais envisagé partager le plaisir du cyclisme avec leur conjoint, n’eut été l’acquisition d’un vélo électrique. Rare-ment en boutique j’ai pu assister à de tels moments de réel bonheur. « Enfin ! Nous pouvons rouler au même rythme ensemble ! ». Qui est contre le bonheur ? Même le Grinch s’est rallié à la cause…

Évidemment, la nouveauté engendre le questionnement et la remise en ordre des méthodes et règles établies. Est-ce pour autant une raison de se fermer à une technologie qui permet à tant de gens de se remettre à l’activité physique, à aller plus loin et plus régulièrement ?

Il existe maintenant une version assistée de tous les types de vélos possibles, c’est assurément un plus dans le coffre d’outil auquel nous avons accès. Navetteurs, aventuriers, baladeur dominical, personnes âgées, tout le monde peut y trouver son compte. J’en ai fait l’expérience avec mon fils de 10 ans, alors que nous sommes allés tester quelques sentiers en « E-Bike » sur les futures terres du Parc du Mont Loup Garou. Voir mon fils rouler avec les adultes, grimper comme une chèvre, sans se plaindre de l’effort, constater son amusement et son plaisir était vraiment génial. Pour lui comme pour moi.

Si parfois les craintes sont légitimes, elles sont habituellement sans réel fondement. Il faut faire attention de ne pas accuser l’outil en négligeant le rôle de l’utilisateur. Ne dit-on pas : «tel maître, tel chien ». Faisons-en sorte d’être de bons maîtres, pour le bonheur de tous !

Soyons branchés.

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