Suspension des sports

Par Luc Robert
Suspension des sports
L’entraîneur de hockey mineur, Stéphane Goyette, souhaite la poursuite des entraînements restreints. (Photo : Archives Luc Robert)

Près de 40 000 signatures recueillies pour s’opposer aux mesures gouvernementales

Une pétition lancée sur internet vendredi dernier a récolté près de 40 000 signatures en moins de trois jours, « afin de dire non à l’annulation des sports d’équipes en zone rouge ».

Mise en ligne par M. Elliot Gignac, elle recevait encore plusieurs appuis, au moment d’aller sous presse, lundi dernier.

« Nous demandons, par la présente, de ne pas annuler les sports d’équipes parascolaires et civils en zone rouge, puisque qu’il s’agit d’une décision démesurée. Le sport est, pour beaucoup de gens, surtout les jeunes, tout ce qu’ils leur reste pour maintenir leur santé mentale, en ce temps de pandémie où il est presque impossible de trouver du positif », a-t-il ébauché sur le site de www.change.org

Localement, le réputé entraîneur de hockey Stéphane Goyette a été un des signataires du document.

« Je suis vraiment impressionné de la réponse du grand public. Je souhaitais que nos joueurs puissent poursuivre la pratique de leur sport, dans un cadre restreint. Nous avons continué à prendre toutes les mesures nécessaires, pour respecter les règles sanitaires émises par la santé publique ».

Éclosion en Outaouais

Les nouvelles mesures gouvernementales, dévoilées le lundi 5 octobre, surviennent alors que deux arénas de la ville de Gatineau ont été fermées temporairement, en raison d’une éclosion du coronavirus dans des ligues d’adultes.

Dans un communiqué de la municipalité, on apprend que « la ville a fermé tem-porairement et de manière préventive les arénas Frank-Robinson et Paul-et-Isabelle-Duchesnay, du secteur d’Aylmer, pour des fins de désinfections des lieux ».

Des intervenants gatinois ont souligné que certains joueurs adultes sont aussi des entraîneurs au hockey mineur, de sorte que les autorités ont craint une propagation du virus aux enfants.

Panthères en réflexion

Par ailleurs, la direction de la Ligue de hockey junior AAA du Québec (LHJAAAQ) avait publié des nouvelles possibilités de rencontres, le 4 octobre, alors que le Défi Bauer 2020 a été mis sur pause en raison de la pandémie. Mais les centres sportifs demeureront fermés entre le 8 et 28 octobre, jusqu’à une réévaluation des nouvelles mesures sanitaires dans le sport.

« Avec l’accord de Hockey Québec, les trois ligues provinciales (LHJAAAQ, Ligue Midget AAA et le RSEQ Div1) s’étaient regroupées, afin de jouer des matchs hors-concours. Il devait s’agir d’une première association entre ces trois ligues provinciales de haute performance », a-t-on appris sous la plume du relationniste de la LHJAAAQ, Francis Dupont. « Le nouveau format devait proposer du hockey à cinq contre cinq (le Défi Bauer était disputé à 4 X 4), avec un gardien de but, dans une bulle. Il n’y aurait eu aucun contact et toute bataille aurait été interdite ».

À Saint-Jérôme, les Panthères évaluaient tous les scénarios, en début de semaine.

« Il y a trop d’implications à considérer, avant de savoir si on continuera (après la période d’arrêt). La direction des Panthères étudiera tous les scénarios, avant de se prononcer. On veut avant garder nos joueurs actifs. Je ne suis pas inquiet pour leur condition physique. Ce n’est pas comme si nous étions au début du camp d’entraînement. Ils ont joué et ils gardent la forme à la maison », a soulevé l’entraîneur Martin Gascon.

« Il y a beaucoup de facteurs à considérer, avec les zones rouges. Nous avons des joueurs et du personnel qui proviennent de Montréal, de la Montérégie et même de l’Outaouais. Pour le moment, je garde mon opinion pour moi-même: je la ferai valoir à l’interne ».

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