S’unir pour continuer de mener les jeunes à la réussite

Par Ève Ménard (journaliste de l'initiative locale)
S’unir pour continuer de mener les jeunes à la réussite
(Photo : Archives)

Depuis maintenant plus de deux mois, les écoles secondaires, les cégeps et les universités de la province sont fermés. Bien que certains enseignements se poursuivent à distance, des experts s’inquiètent d’une hausse du décrochage scolaire, surtout considérant que plusieurs établissements annoncent déjà une session d’automne majoritairement à distance.

 

« Les conditions sont présentes pour avoir du décrochage scolaire tant dans notre région que partout à travers le Québec », reconnaît Annie Grand-Mourcel, directrice générale des Partenaires pour la réussite éducative dans les Laurentides (PREL). « Par contre, en ce moment, les gens sont très ingénieux et créatifs afin d’offrir les conditions gagnantes pour amener nos jeunes vers la réussite ». Elle est optimiste que ça se poursuivra et que la solution réside dans le travail d’équipe.

Un milieu de l’éducation reconfiguré

En effet, Annie Grand-Mourcel indique qu’il y aura beaucoup de travail à faire pour aider les jeunes dans « un milieu de l’éducation qui sera complètement reconfiguré ». La directrice aborde le phénomène appelé « la glissade d’été » qui normalement, a un impact au cours des vacances d’été uniquement. « Présentement, nous sommes en quelque sorte dans une glissade de six mois ». Elle souligne que les relations entre l’élève et ses enseignants ou ses camarades de classe sont essentielles, et réinventer celles-ci à distance demande son lot de défis.

Une région, deux réalités

Par ailleurs, bien que cette nouvelle réalité touche l’ensemble du Québec, Annie Grand-Mourcel souligne que la région des Laurentides vit une situation particulière puisqu’elle est divisée en deux actuellement : « On a une portion de notre région qui fait partie de la CMM [Communauté métropolitaine de Montréal], considérée en zone chaude et dont les élèves du primaire ne retourneront pas à l’école. Alors qu’il y a l’autre partie de notre région qui est en zone froide et où les élèves du primaire sont retournés à l’école. Ça amènera aussi des défis », explique-t-elle.

Bien qu’elle demeure optimiste, Annie Grand-Mourcel est aussi réaliste, considérant que tous les niveaux d’enseignement sont présentement touchés par la crise. « C’est évident qu’il y a d’énormes défis devant nous », reconnait-elle. « Je crois que plus que jamais, nous pouvons contribuer avec l’expérience et l’expertise que nous avons développées au fil des années afin de soutenir et d’accompagner tout le réseau. Je ne pense pas que nous ayons la solution, mais je pense que les manières de travailler, notre capacité à collectivement mobiliser les gens peuvent contribuer dans la situation », affirme-t-elle.

« Éventuellement, c’est notre relève », lance la directrice au sujet des jeunes étudiants. « Alors il faut en prendre soin. […] Ce sera important que nous nous donnions la main, comme région, pour les aider à poursuivre leur parcours académique. »

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