Stéphane Charbonneau vit le rêve américain un jour à la fois

Par Luc Robert
Stéphane Charbonneau vit le rêve américain un jour à la fois
Stéphane Charbonneau excelle tant à l'administration, qu'à la pratique du hockey. (Photo : Courtoisie)

Ex-hockeyeur professionnel

Après 23 années à titre de directeur général d’un complexe de quatre glaces intérieures au New Jersey, l’Adélois Stéphane Charbonneau évalue les possibilités de poursuivre son aventure au Québec.

 

L’ancien joueur professionnel, qui a appartenu aux Nordiques de Québec, a fait son bonhomme de chemin dans les rangs professionnels mineurs.

« Mes entraîneurs dans le junior majeur, Alain Vigneault à Hull et Jos Canale à Chicoutimi, m’ont ouvert sur le monde. Jos était mon mentor et il m’a beaucoup appris comme joueur de 20 ans. Ça m’a ensuite aidé dans la Ligue américaine, La Ligue internationale et dans la Ligue de la Côte-Est », a souligné celui qui a enfilé 50 buts, en 1995, avec les Panthers d’Érié.

Quinquagénaire

Après avoir fêté ses 50 ans, le 27 juin dernier, l’ex-ailier droit regarde de plus près son plan de carrière.

« J’ai 45 minutes à faire entre ma maison (Vorhees) et le complexe (Afton, N.-J.). Mes horaires sont chargés de mur à mur. Je blague, mais c’est souvent la réalité: il faut presque être célibataire pour s’occuper de 700 personnes. Quand il y a 100 équipes à un tournoi, je dors presqu’ici ».

« Quand la Covid-19 a éclaté en mars, 95 clubs ont annulé leur saison. Nous avons rouvert le 21 juin, et heureusement, les quelque 400 jeunes du patinage artistique ont limité nos pertes. On passe d’un extrême à un autre ».

Champion deux fois

Charbonneau semble être né sous une bonne étoile. À sa première année avec les Olympiques de Hull (devenus Gatineau), il a remporté la Coupe du Président, en 1987-1988. À sa dernière année junior (20 ans), il a de nouveau triomphé, avec les Saguenéens de Chicoutimi, en 1990-1991.

« Je gagne ma vie grâce à ma passion: le hockey. J’ai dirigé pendant six ans le Ridley High School, en Pennsylvanie, et des clubs AAA. Dans la LNH, un soir de débâcle des Nordiques, j’ai eu la chance de jouer avec Joe Sakic. Je n’en croyais pas mes yeux. J’étais tellement excité, que j’ai trouvé le moyen d’être trois fois hors-jeu. Je me pinçais d’affronter Raymond Bourque, des Bruins ».

Revenir au bled ?

Le fils de l’ancien maire Réjean Charbonneau avoue s’ennuyer des siens.

« On ne sait jamais si un retour m’attend. Mon père (coeur) va mieux, ma mère Denise est en pleine forme. C’est certain que ma soeur Nathalie et mon frère Éric me manquent ».

« Je me suis informé auprès de la mairesse de Sainte-Adèle, Mme (Nadine) Brière, au sujet du complexe des Pays-d’en-Haut, que les autorités vont bâtir à côté d’A.-N. Morin. Je pourrais postuler pour un emploi. Mais s’il y a une seule glace et une piscine, ça sera difficile à rentabiliser. Pour tenir des tournois payants, ça prend deux patinoires. Mais je comprends aussi le besoin d’une piscine. Ça aide à tenir les jeunes loin du trouble ».

Quel peut-il conseiller à ceux-ci ? « Donnez toujours le maximum. Je viens d’une municipalité de 12 000 âmes et les recru-teurs m’ont trouvé et amené au niveau junior majeur. Ne cessez jamais de rêver ! ».

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