L’équipe de Cap-Jeunesse a remporté une première médaille d’or
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Un 5e Défi sportif pour Cap-Jeunesse

Par Camille Gaior

Un chandail rouge affichant le couguar comme icône, l’équipe de Cap-Jeunesse ne passe pas inaperçue dans les couloirs du Centre Sportif Claude Robillard, un des huit sites, qui accueille le 28e Défi sportif, jusqu’au dimanche 1er mai.

C’est une cinquième participation pour l’école secondaire, qui reçoit une centaine d’élèves déficients intellectuels ou atteints d’un trouble envahissant du développement.

«Il n’y a pas vraiment de différence entre entrainer des réguliers et des personnes atteints de déficience, explique Fannie Charbonneau, professeur d’éducation physique depuis cinq ans. C’est certain qu’on ne peut pas s’attendre à la perfection, il faut répéter, répéter mais comme avec des élèves réguliers», réalise-t-elle, avec humour.

Cette année, la cinquantaine d’élèves sélectionnés, âgés de 12 a 21 ans, affronteront d’autres établissements dans plusieurs disciplines dont le basketball, l’athlétisme, le volleyball, le hockey balle et la natation.

«Au début de l’année, on fait un recrutement. On essaye de privilégier les terminants afin qu’ils puissent avoir la chance d’avoir cette expérience», poursuit Mme Charbonneau.

Générosité et esprit d’équipe

Pour avoir enseigner à des groupes dits «réguliers» et des groupes «déficients», Fannie Charbonneau constate un fort esprit d’équipe chez ces derniers.

«Quand ils jouent, ils passent le ballon à la personne qui est là. Ils ne pensent pas à trouver le meilleur joueur ou à la stratégie. Du coup, tout le monde peut participer», explique-t-elle.

Une générosité dans le sport mais également au quotidien, qui fait que Monique Paradis, professeur d’éducation physique depuis 24 ans, s’imagine difficilement prendre sa retraite. «Ce sont des gens très affectifs, très attachants. Quand ils nous voient avec un gros sac, par exemple, ils nous proposent spontanément de l’aide. Ce qui n’est pas toujours le cas avec les réguliers», déclare la femme de 65 ans.

S’amuser avant tout

Pour Tanya, atteinte de déficience intellectuelle, l’essentiel est de «s’amuser».

«J’aime participer au Défi, j’aime bouger et j’aime l’ambiance», explique la jeune femme de 19 ans, qui en est à sa 3e participation. «Et en plus, il n’y a pas d’école», murmure-t-elle avec un sourire malicieux. Celle qui rêve de travailler dans une garderie, a un programme chargé cette semaine, puisqu’elle participera à trois disciplines dont la natation, l’athlétisme et le basketball.

Les résultats des prochaines compétitions seront disponibles sur le www.defisportif.com

 

 

 

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