(Photo : Raynald Morand)
Emmitouflé sous sa tuque, Stéphan Lebeau a participé à l’inauguration de la patinoire Bleu Blanc Bouge, par une température froide, mardi dernier.
|

Patinoire Bleu Blanc Bouge : Deux patineurs ont influencé l’allure du hockey local

Par Luc Robert

Même s’il est le cadet de cinq années par rapport à Gilles Thibaudeau (60 vs 55 ans), le Jérômien d’origine Stéphan Lebeau a contribué à l’essor du hockey local, permettant indirectement à l’ancienne vedette des Rapidos de briller ensuite au Centre sportif Saint-Antoine.

Les deux hockeyeurs étaient réunis le mardi 16 janvier dernier, lors de l’inauguration médiatique officielle de la patinoire extérieure réfrigérée Bleu Blanc Bouge. L’ex-affable no. 47 du tricolore n’a pas manqué de s’informer des détails du déménagement de l’ancien no. 29 du CH du secteur Bellefeuille vers Saint-Adolphe-d’Howard.

Projet d’aréna

Pour sa part, déménagé à Sherbrooke alors qu’il avait 14 ans, Stéphan Lebeau et son frère Patrick avaient appuyé à l’époque le futur projet d’aréna à Saint-Antoine, à la fin des années 1970, alors que les successifs maires Charles-Eugène Garneau et Jean-Paul Hogue avait multiplié les démarches pour la construction de l’amphithéâtre actuel. Un référendum avait même été tenu parmi la population.

« Je résidais à quelques coins de rues de la Polyvalente Louis-Joseph Dumais (devenue Cap-Jeunesse). C’était idéal et proche pour mon développement. Je me revois à 10 ans, pancarte à la main, faire du piquetage dehors, pour qu’on bâtisse le centre sportif. Ça s’est finalement matérialisé. J’en ai profité pendant deux ans avant notre départ pour l’Estrie. Je suis content que d’autres en bénéficient encore de nos jours, comme le programme sport-études (Couguars) », a épilogué Lebeau.

Deuxième meilleur pointeur de l’histoire de la LHJMQ avec ses 580 points en 270 matchs, Lebeau a connu des campagnes de 41, 69, 77 et 94 buts avec les Cataractes. Shawinigan a retiré son no. 27 en 1998. Il détient toujours le record de la Ligue américaine de hockey (LAH), avec les défunts Canadiens de Sherbrooke, avec une production saisonnière de 70 buts, réussie en 1988-1989, ce qui lui valut le titre de joueur par excellence du circuit de l’ex-circuit Jack Butterfield. Avant, il avait tout rasé sur son passage à Saint-Jérôme au hockey mineur, dans les rangs AA. 

« Je me souviens de ma saison de 148 buts en 23 parties. J’ai réalisé ça juste à côté d’ici, à l’aréna Melançon. Ils vont le démolir, hein ? », s’est-il informé les yeux plissés, sans vouloir causer de vague.

Visite des Anciens Canadiens

Sans que l’auteur de ces lignes le questionne au sujet de Melançon, l’aîné des frères Lebeau s’est souvenu d’un événement commun auquel il avait excellé en 1978, lors de la visite des Anciens Canadiens « Homelite », qui avaient affronté les entraîneurs du hockey mineur… de Saint-Antoine.

« J’étais tout petit, à 10 ans, assis sur le banc, invité avec l’équipe des coachs. On m’avait désigné pour un lancer de punition et j’avais marqué. C’était plaisant de déjouer le gardien du CH. J’avais dès lors l’objectif d’évoluer pour eux plus tard. »

Lebeau avait servi un tir parfait dans la partie supérieure au gardien retraité Michel Plasse, déjà agenouillé, qui ne s’attendait pas à ce qu’un joueur atome le déjoue dans la lucarne du filet. Adulte, Lebeau a tenu parole, non seulement en perçant avec Montréal dans la Ligue nationale de hockey (LNH), mais en remportant la Coupe Stanley avec le Canadien en 1993.

La patinoire BBB

Tourné vers le futur, Lebeau avait des bons mots à dire envers une expérience similaire édifiée dans la ville reine des Cantons de l’Est.

« On a aussi une patinoire réfrigérée du CH, à Sherbrooke. C’est génial pour les gens de pouvoir profiter des joies du patinage. Jeunes et moins jeunes de Saint-Jérôme vont adorer l’expérience sous le toit, une fois complété, pour prolonger la saison. »

Le membre du Temple de la Renommée de la LHJMQ revient à l’occasion à Saint-Jérôme, sa ville native.

« Mes racines sont ici. Mes parents sont enterrés au cimetière local. J’ai connu des beaux moments ici. J’ai même amené mes albums photos à l’inauguration de la patinoire. Des amis de l’époque sont venus de l’extérieur pour me saluer. Je souhaite le meilleur succès au maire Marc Bourcier pour sa patinoire. J’ai éprouvé du plaisir à revenir à Saint-Jérôme. Des émotions sont surgies du passé », a achevé celui qui a excellé comme entraîneur, pendant huit saisons, avec les Cougars du Collège Champlain-Lennoxville, au hockey collégial lors des dernières saisons.

NOUVELLES SUGGÉRÉES

0 Comments

Submit a Comment

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *