(Photo : Serge St-Hilaire)
Captivés, des pêcheurs novices revenaient l’été suivant taquiner le poisson au lac Raymond.
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L’évènement de pêche blanche remis en question à Val-Morin

Par Luc Robert

L’événement de pêche blanche, tenu depuis 25 ans au Lac Raymond de Val-Morin, pourrait disparaître dès cette année, en raison d’un manque de bénévoles pour assurer la relève.

La dérogation de deux jours de pêche, accordée par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, tient toujours pour la deuxième fin de semaine de février 2023, mais les organisateurs du passé ont tiré leur révérence.

« On a toujours compté sur une belle équipe, mais après 25 éditions, il est temps de passer le flambeau. Notre quinzaine de bénévoles a vieilli. J’ai moi-même des petits enfants que je veux voir. Certaines personnes s’étaient présentées pour prendre la relève, mais lorsqu’elles ont constaté l’ampleur de la tâche, elles ont préféré s’abstenir », a souligné M. Michel Bazinet, 74 ans, organisateur de l’événement de pêche blanche depuis un quart de siècle.

Pour les jeunes

Jeunes et moins jeunes venaient pêcher du brochet, de la truite brune et arc-en-ciel, de la perchaude, du maskinongé et parfois même du doré et du brochet. Des viviers étaient même aménagés sur place par certains expérimentés. La majorité des prises se faisaient toutefois en pêche sportive (remise à l’eau).

« On faisait ça pour une bonne cause, en amassant des fonds pour les activités locales des jeunes. On attirait plus de 450 participants en deux jours, à seulement 5 $ l’entrée. Mais même si on trouve des nouveaux organisateurs, ça prendra toujours un élu municipal pour se porter garant de la sécurité de l’événement auprès du ministère. Or, ce n’est pas évident de trouver mon successeur, surtout pour cautionner l’activité », a-t-il témoigné.

Photo : Serge St-Hilaire

Les opérations consistent entre autres à baliser le lac et le sécuriser, vérifier le compte du nombre de prises à transmettre aux autorités, voir à la perforation légale des trous, etc.

« On avait une cabane et tous les items nécessaires pour poursuivre. Mais la cabane a pourri et ils ont dû la démolir. L’activité n’a pas eu lieu pendant les années de pandémie. Personne ne pouvait se réunir à notre cabane de 9 pieds par 45. Toilette Québec fournissait même des toilettes chauffées pour les dames. J’adorais préparer des croc-monsieurs aux jeunes », s’est-il souvenu, nostalgique.

Changement de formule ?

Si l’événement se poursuit, il devra changer de formule, estime M. Bazinet.

« Il faut garder ça simple pour les bénévoles, sinon ils vont décrocher. Déjà que se lever à 5 h pour préparer les trous et les lieux, ça représente de l’ouvrage. »

Bazinet s’occupait lui-même trouver les appâts pour les adeptes et ceux qui taquinaient le poisson pour une première occasion.

« On aidait les nouveaux à appâter. Ce n’était pas juste de la pêche sportive, mais aussi l’occasion de vérifier la qualité de l’eau. Les agents de la Faune étaient aux oiseaux : on fournissait le registre des visiteurs, les détails des prises. On s’arrangeait pour que les déchets aillent aux bons endroits. Là, sans supervision en février, j’ai des inquiétudes. Je vais en parler à la prochaine réunion du conseil municipal », a repris celui qui en est à son 7e mandat comme échevin.

En fin de journée, le vendredi 13 janvier dernier, le Journal n’avait pas encore reçu de retour d’appels de la mairesse de Val-Morin, Mme Donna Salvati.

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