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L’entraîneur Louis Bouchard voit Cendrine Browne exploser à Pékin

Par Luc Robert

L’entraîneur de la fondeuse Cendrine Browne, Louis Bouchard, lui prédit rien de moins qu’une place parmi les 20 premières, aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin.

L’athlète de 28 ans ne l’a pas eu facile depuis les Jeux de Pyeongchang en 2018: commotions cérébrales, la pandémie et des décisions douteuses de ski Canada l’ont mise à rude épreuve.

« Cendrine a démontré son étoffe mentale en remportant le sprint, dès le départ, pour se qualifier. En fait, elle pouvait se qualifier à toutes les distances. Elle savait ce qu’elle voulait », a-t-il souligné, très fier de la Prévostoise.

Enlever cette épine du pied dès le départ des qualifications olympiques canadiennes lui aura aussi donné un avantage.

« Le gros de son entraînement physique est fait. Dans le dernier droit vers la Chine, au lieu de faire du volume et de pousser trop vite, elle a pu se concentrer sur l’approche de la course », a-t-il fait remarquer en entrevue téléphonique.

En se taillant une place sur l’équipe olympique pour une deuxième occasion, la Québécoise est devenue un fleuron de son mentor.

« Si on consulte l’alignement masculin et féminin d’Équipe Canada, quatre des sept athlètes réguliers proviennent du Centre d’excellence Pierre Harvey. J’aime ce genre d’histoire, où une athlète trime dur sur elle-même, pour revenir en force, malgré la claque au visage que lui avait administré Nordiq Canada. »

Un autre exemple lui vient aussi en tête. « Pas besoin de chercher plus loin que sa compatriote des Laurentides, Olivia Bouffard Nesbitt, pour trouver un autre modèle à suivre. Elle était aussi motivée à bloc et elle est revenue de très loin. Olivia est une très bonne athlète mondiale, lorsqu’elle est en santé. Elle a été très proche de la 1re place à Canmore. Et puis, une place s’est libérée. Cendrine et Olivia sont deux modèles pour notre jeunesse. Les blessures n’ont jamais eu raison d’elles. »

Prédiction

Voyant la cadence avec laquelle Cendrine Browne se présente en Asie, Louis Bouchard croit aux chances de la skieuse. « En Corée du Sud, elle se situait entre la 32e et la 35e place. En courses préparatoires, en 2021-2022, elle était régulièrement entre les 20e et 30e. Avec sa volonté de performer, je ne serais pas surpris qu’elle se hisse parmi les 20 premières du plateau. Un athlète en ski de fond atteint souvent le pic de son développement entre l’âge de 28 à 32 ans. Le synchronisme est excellent et Cendrine arrive à son apogée. Elle ira aussi loin qu’elle y croira. »

Précédents

Les amateurs de longue date du ski nordique effectueront peut-être un parallèle avec la carrière de l’Acadienne Milaine Thériault, dont la détermination faisait craindre les adversaires en piste. Elle était surnommée «My Lane» par les anglophones, quant à la voie tracée qu’elle empruntait et qu’elle défendait âprement.

« Je serai nettement plus confiante à Pékin, avec tout ce que j’ai traversé. Je vais prendre ma place et bien maline celle qui pensera me tasser de mon chemin. Je vais skier pour moi-même et me comparer à ce que je peux faire. Je veux apprécier le moment, qui a été tellement difficile à atteindre à nouveau. Et en équipe, on pourrait même surprendre », a-t-elle prévu, sans avance de position possible.

Avec une 9e place la saison dernière aux Championnats du monde, Browne croit que le relais féminin pourrait surprendre dans la capitale de « l’empire du milieu ».

« On a plus de vécu qu’en 2018. Ce sont les petites choses qui font la différence. Si tout se passe bien et que les étoiles s’alignent, je reste convaincue que nous atteindrons un plateau insoupçonné. »

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