(Photo : Alexandra Alain)
Pierre Alain.
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Hockey féminin : Pierre Alain bien à l’aise d’être retourné dans ses terres

Par Luc Robert

Victime colatérale de la disparition de la Force de Montréal et de la Fédération première de hockey (FPH), l’illustre entraîneur Pierre Alain a repris du service comme professeur, cette fois à l’école secondaire Cap-Jeunesse.

Très serein, l’ancien pilote des Cheminots au hockey féminin est rentré dans ses terres des Laurentides, après un séjour d’un an avec l’ex-formation montréalaise et plusieurs années à la tête des Ravens de l’Université Carleton, à Ottawa.

« On m’avait approché, le printemps dernier, pour effectuer de la suppléance. Jonathan Trudel et Sébastien Arsenault sont des vieilles connaissances et ça me tentait. On m’a aussi proposé le poste d’entraîneur-adjoint à Sébastien Lagacé, à la barre des Couguars M13 D1. Je me suis dit, tant qu’à faire, aussi bien réussir d’une pierre deux coups : je suis revenu à l’enseignement cette année avec 44 % de tâche en secondaire 1, en plus d’être pilote-adjoint au hockey. Ça me ramène loin dans ma carrière d’entraîneur, des jeunes d’âge pee-wee, mais ils sont très réceptifs. J’adore ça. »

Le Colombanois ne dit pas non à un retour dans un calibre plus élevé, mais il faudrait que les conditions présentées soient idéales.

« Ça fait 30 ans que ma femme Sonia me voit partir d’un bord et de l’autre. À 62 ans, tu commences à avoir fait le tour du jardin. N’étant pas entraîneur-chef avec les Couguars, j’ai moins de responsabilités et ça me convient d’avoir juste deux pratiques par semaine sur la glace. J’embarque sur la route 158 et j’arrive à mon travail, ou en sens inverse à la maison, en moins de 15 minutes ! Qui dirait mieux ? », a-t-il ricané.

Le progrès

Alors que la Force de Montréal a défriché le marché du Québec en présentant plusieurs matchs en région, c’est plutôt la nouvelle formation professionnelle de Montréal qui récolte actuellement la popularité croissante du hockey féminin et les guichets fermés à l’Auditorium de Verdun.

« La Force avait TVA Sports comme propulseur, alors que Montréal a RDS et Radio-Canada actuellement. C’est un concours de circonstances. Le proprio Kevin Raphaël s’est donné corps et âme avec la Force, mais la ligue a été rachetée. Dans un autre sens, Billie Jean King (ex-championne de tennis) et le Mark Walter Group (propriétaire des Dodgers de Los Angeles) ont travaillé fort en coulisses pour mettre sur pieds la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF), depuis quelques années. C’est plate pour la FPH, mais on dit que c’est le progrès. Les filles évoluent maintenant sous des conditions professionnelles et reconnues. »

Bon calibre

L’ancien joueur vedette des Alouettes de Saint-Jérôme a vu des belles choses jusqu’à maintenant dans la nouvelle LPHF, même si cela fait bizarre de voir un circuit entamé ses activités au mois de janvier, en beau milieu d’une saison habituelle.

« Les salles combles se multiplient à Ottawa et à Montréal. La Commissaire Jayna Hefford dirige ça de main de maître. Il faut que le produit soit bon pour faire grandir la popularité et maintenir l’intérêt des diffuseurs. Le calibre de jeu me semble plus fort que la FPH, parce que les bancs sont gérés serrés. Les premières lignes sont souvent composées de joueuses des équipes nationales. Par exemple, Jade Downie-Landry évolue présentement sur la deuxième unité d’avantage numérique de New York. Avec la Force, elle avait un grand rôle. À Montréal aussi, Marie-Philip Poulin joue sur deux trios. Les Olympiennes donnent le rythme. Et que dire d’Ann-Sophie Bettez, notre ancienne capitaine, qui s’entraîne comme une machine et figure très bien à 36 ans. La Force a fourni d’excellentes joueuses à la LPHF. Je suis fier de nos anciennes joueuses de la Force et je trouve excellent le futur qui est offert aux filles de la relève. »

 

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