Charles Reid accède à la demi-finale

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« Ce sera la plus grande expérience de ma vie! » – Charles Reid (snowboard)

Par Lpbw

Le snowboardeur tremblantois Charles Reid est comblé par sa sélection dans l’équipe canadienne qui sera à Sotchi dans trois jours. Joint à l’aéroport Montréal-Trudeau peu avant de monter à bord de l’avion qui l’emmène en Autriche où ce spécialiste en "Slopestyle" peaufinera sa préparation en vue de sa première participation olympique, l’athlète de 24 ans part serein et confiant.

Charles croit à la "dureté du mental", comme le disait si bien Bob Chicoine (le personnage de Marc Messier dans Les Boys). À Stoneham, il y a dix jours, il a eu la force de résister au stress de l’incertitude au moment d’amorcer sa première ride. Il ignorait alors s’il ferait ou pas partie de la délégation canadienne à Sotchi. Il a réussi.

Il entend faire preuve de la même force morale, les 6 et 8 février, dans les minutes avant ses descentes sur sa planche, en Russie.

Avant chaque ride, Charles suit toujours le même rituel: il se concentre d’abord sur les raisons qui le poussent à pratiquer ce sport, à sa passion pour le snowboard, au rush d’adrénaline qui l’attend plus bas, au tremplin. Il se rappelle aussi ses grisantes descentes avec son frère aîné tout aussi doué que lui, mais qui a plutôt choisi les études. Reid est très fier de mentionner que son frangin a reçu sa bague d’ingénieur l’an dernier.

« Avant une descente en compétition, je pense à tout ça, mais je reste aussi conscient de ce que j’ai à faire. Je visualise mon atterrissage », explique-t-il au bout du fil.

Au bas de la pente à Stoneham il y a dix jours, ses parents ont été témoins de sa 5e position en "Slopestyle", excellente performance qui lui valait son ticket pour Sotchi.

« Une bad luck »

Mieux que quiconque, son père, Alain Reid, médecin de famille, et sa mère, Françoise Hétu, directrice des boutiques à Tremblant, apprécient à sa juste valeur le mérite de leur fils qui a dû surmonter bien des obstacles avant de retrouver sa forme d’athlète de haut niveau.

Charles Reid a en effet séché toute la saison 2012 à cause d’une deuxième opération au genou droit en deux ans. Il s’était blessé après une très mauvaise réception, le 27 janvier de cette année-là, aux X Games, à Aspen (Colorado). « C’est vraiment une bad luck. Ça arrive quand tu sautes trop loin, quand tu tombes au-delà de l’aire d’atterrissage. »

Tous les passionnés de sa discipline pensent ainsi. Ils acceptent au départ que ce sport est très exigeant au moment de l’atterrissage, exposant le dos et les genoux à de fréquentes – et parfois sérieuses – blessures. En plus de sa longue réhabilitation post-opératoire, Charles a aussi eu à composer avec une tendinite au pied qui l’a empêché de marcher pendant trois mois et demi!

Pourtant, après 11 mois sur le carreau, il a repris l’entraînement. « La retraite ne m’a jamais effleuré l’esprit », reprend-il. « Je le dois aux encouragements et au soutien de tous les instants de mon entourage et de mes commanditaires, Oakley Canada, Monster Energy, Axis Boutique. Je leur en suis très reconnaissant. »

Première fois en Russie

Moins d’un an après son retour à la compétition, son rêve olympique se réalise. Quels sacrifices a-t-il dû s’imposer pour y arriver?

« C’est du cas par cas », répond-il. « Tout dépend de chaque athlète. Pour ma part, c’est le fait de toujours vivre dans mes bagages. C’est le fun, t’sé, avoir ses affaires rangées dans un garde-robe ou dans des tiroirs. Dans mon cas, je laisse mes trucs de voyage dans un sac, près de la porte de ma chambre d’hôtel. À cause de nos nombreux déplacements – NDLR Charles est aussi engagé dans le Pro Tour – je suis constamment en train de prendre un avion pour quelque part. »

Le Tremblantois en sera à sa première présence en Russie. Il devait y être l’an dernier, mais deux jours avant le jour J, la compétition avait été annulée faute de neige.

L’inévitable question vient clôturer l’entrevue téléphonique: ses objectifs à Sotchi. Charles Reid ne bronche pas. « Pour moi les Jeux olympiques, c’est une compétition comme toutes les autres. J’aurai les mêmes adversaires que d’habitude, les mêmes athlètes avec qui je compétitionne à chaque épreuve, mais c’est sûr que ce sera la plus grande expérience de ma vie. »

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