Saint-Jérôme

Par Mychel Lapointe

« En aucun cas, je ne tiens à ce que les employés cols blancs soient floués dans le processus et j’ai de bonnes raisons de croire, documents à l’appui, que le comité syndical n’agit pas dans l’intérêt de ses membres. J’espère donc un dénouement heureux à ce dossier et je veux assurer nos employés cols blancs de Saint-Jérôme de toute ma confiance. L’essentiel, c’est que les employés sachent et ce qu’il y a dans l’offre finale et qu’ils puisent s’exprimer en toute liberté et selon leur conscience… » lance M.Eric Lachapelle.

Le directeur général de la Ville de Saint-Jérôme y allait de cette déclaration jeudi matin dernier alors qu’il faisait le bilan des négociations en cours avec les cols blancs.

En fait, les négociations sont au point mort actuellement entre les autorités jérômiennes et les 150 cols bleus après 17 rencontres de pourparlers. Le directeur général impute la majeure partie du blâme au président du syndicat des cols blancs, M. Paul Oborne. Aux yeux de M.Lachapelle, on peut parler de « syndicalisme de bas étage des années 70 ».

Vote secret

La Ville de Saint-Jérôme a donc choisi de s’adresser à une instance supérieure pour faire avancer les choses.

Saint-Jérôme demande ainsi à la Commission des relations de travail d’imposer la tenue d’une assemblée au cours de laquelle les offres seraient présentées aux employés qui devraient par la suite se prononcer par vote secret. Le tout, on l’aura compris, sous la supervision de la Commission.

Principalement, le litige porte sur la question salariale et sur la juridiction du syndicat sur certains postes actuellement considérés comme cadres.

Malgré certaines tentatives des autorités syndicales d’empêcher la chose, la Ville a fait parvenir la semaine dernière à tous les employés concernés une lettre et des documents expliquant son offre finale, ainsi que certaines exigences du comité syndical de négociation. On parle notamment, dans les demandes de l’exécutif syndical, souligne Eric Lachapelle, de l’octroi d’une semaine de congé supplémentaire aux quatre membres concernés. « C’est la première fois de ma carrière que je vois une telle requête et on nous demande de garder cela confidentiel… » rapporte M.Lachapelle.

Il a été impossible d’avoir la version de M.Oborne. Nos appels auprès du principal intéressé étaient demeurés sans réponse au moment d’aller sous presse.

Ententes

Soulignons que les cols blancs, dont la convention collective venait à échéance le 31 décembre 2007, représentent le seul groupe qui n’en n’est pas encore venu à une entente avec la Ville de Saint-Jérôme.

Les cols bleus se sont entendus il y a quelque temps sur un nouveau contrat de travail de six ans. Une entente de principe a été conclue avec les employés-cadres. Même chose avec les policiers qui doivent se prononcer sur l’accord en question le 25 février prochain.

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