Retour à la normale après une rentrée parsemée d’embuches

Par Luc Robert
Retour à la normale après une rentrée parsemée d’embuches
C'est à la Polyvalente Saint-Jérôme que les transferts se font vers les différentes écoles. (Photo : Courtoisie)

Les ajustements du début d’année scolaire étant maintenant moins nombreux, les élèves de la CSSRDN pourront revenir à leur domicile à des heures plus régulières.

Après quelques jours de déploiement, les autobus scolaires ont fait réduire la kyrielle de plaintes qui enflammaient Facebook, notamment pour des retards vers Prévost. Certains trajets ont pris 1h50 pour ramener certains élèves du niveau secondaire, en partance du « hub » de la Polyvalente de Saint-Jérôme.

« Chaque année, nous estimons de 6 à 8 jours le temps requis pour procéder aux ajustements nécessaires, afin de réduire et éliminer les retards. Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que la situation s’est grandement améliorée. Tout rentre donc dans l’ordre, comme il se doit », a fait remarquer Mme Nadyne Brochu, conseillère en communication au Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord (CSSRDN).

Plusieurs tracés partent de la polyvalente, tant pour des liaisons directes que pour les transferts. « Nous avons deux vagues d’élèves, qui se succèdent à l’École polyvalente Saint-Jérôme. Lors de la première arrivée des élèves (1re et 2e secondaire), nous comptons 33 autobus. À la deuxième arrivée des élèves (3e, 4e et 5e secondaire), nous avons 65 autobus, dont 36 qui transportent les élèves hors-bassin, nécessitant un transfert. »

« Or, il n’est pas exceptionnel d’avoir des retards en début d’année scolaire. Plusieurs facteurs doivent être considérés. Les conducteurs doivent se familiariser avec de nouvelles routes. Durant les premiers jours, plusieurs parents accompagnent leur(s) enfant(s) à l’arrêt d’autobus : (…) les bisous et câlins d’au revoir et de bonne journée, les photos, etc., peuvent occasionner un cumul de retards d’arrêt en arrêt, sur un même trajet. Il arrive aussi, en début d’année, que les départs d’une école en fin de journée se fassent avec quelques minutes de retard, le temps que les élèves s’inscrivent dans leur routine. Plusieurs autobus font (la desserte) de plusieurs écoles, le retard d’une école à l’autre se cumulant aussi. »

Les changements de véhicules et les travaux routiers ajoutent aux soucis des véhicules jaunes.

« Lors des transferts, il faut également donner un peu de temps d’adaptation aux élèves. Cette petite période engendre également des retards. De plus, cette année nous constatons plusieurs travaux routiers majeurs qui entraînent des détours importants ou des changements d’arrêts temporaires. C’est particulièrement le cas dans les secteurs de Prévost et de Saint- Janvier et dans Argenteuil », a détaillé Mme Brochu.

Désinfection et révision

Pandémie oblige, les mesures sanitaires ont encore dû être revues par la CSSRDN.

« Nous avons procédé à la révision complète des horaires et des trajets, pour une deuxième année consécutive. Les mesures de désinfection des véhicules sont toujours en vigueur, de même que le port du masque et la mise en place de cloisons. »

Sécurité

Les autorités constatent par ailleurs plus de négligence de la part des automobilistes, à la course pour se présenter au travail.

« De plus en plus de conducteurs ne respectent ni les signaux clignotants, ni la pancarte rouge d’arrêt des autobus. C’est particulièrement le cas sur la route 158 et sur le boulevard des Hauteurs. Lorsque les clignotants jaunes sont activés et que l’autobus ralentit, il s’en suit souvent une course de véhicules pour éviter les rouges d’arrêt complets », a déploré Mme Julie Lamer, des autobus Transcobec.

La présence des policiers aux rentrées scolaires aide, mais le manège de gens pressés reprend dès que les limiers disparaissent.

« Il faut conscientiser, mais aussi enseigner aux automobilistes. Lors d’un arrêt sur une route à 4 voies, plusieurs voitures en sens inverse croient ne pas être obligés d’arrêter, vu qu’il y a un terre-plein. Il faudrait qu’on appelle les policiers plus souvent, pour qu’il y ait une véritable prise de conscience, plusieurs fois par année », a-t-elle souhaité.

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