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Services d’arbre, les bonnes et mauvaises pratiques

Par Rédaction

L’élagage, c’est quoi ?

Commençons par le début : un arbre, théoriquement, n’a pas besoin d’un élagueur, il n’a pas « besoin » qu’on lui coupe des branches, il est bien content de toutes les garder ! En fait, l’élagage existe pour nous, les humains, pour harmoniser un arbre avec son environnement et prévenir les défauts structuraux, en particulier lorsque cela implique des problématiques de sécurité.

Les bonnes pratiques : une approche minimale

L’élagueur cherche à adapter l’arbre à son milieu urbain en enlevant les branches nécessaires pour créer la distance appropriée et pour sécuriser les lieux. On enlève le bois mort, les branches malades, celles qui présentent un défaut de structure, et aussi celles qui nuisent à nos bâtiments. Mais il faut le faire en enlevant le moins possible de branches vivantes.

Pour éviter d’imposer à l’arbre une perte soudaine de photosynthèse, et de causer un stress à l’arbre, il faut se limiter à un seuil de 20%. Ainsi, pour une bonne pratique en élagage, on n’enlève que le stricte nécessaire. Du reste, l’élagueur doit faire de belles coupes, respecter la structure de l’arbre, couper aux appels-sève, enlever les branches interférentes (qui se frottent), etc. Tout se fait dans une mentalité d’approche minimale.

Les mauvaises pratiques : l’excès et l’ignorance

On comprend dès lors qu’un élagage excessif est une mauvaise pratique. Cherchant à se débarrasser d’un problème en coupant beaucoup de branches, on en crée un autre en accélérant le dépérissement de l’arbre.

L’étêtage d’arbre, qui consiste à enlever la tête de celui-ci, est l’exemple par excellence… de la « non excellence » en élagage. Plusieurs raisons mal fondées motivent cette pratique : la sécurité, l’esthétisme ou la santé de l’arbre. Toutefois, l’étêtage n’accomplit pas ces buts recherchés.

Lorsqu’on enlève la tête d’un arbre, il tombe en mode compensation, car il veut rattraper sa photosynthèse, et alors il produit des gourmands. Ces derniers, mal ancrés, sont encore plus susceptibles de briser et de causer des dommages. Mieux vaut aussi évaluer les risques réels : en quoi la hauteur, dans le contexte en question, est-elle un véritable facteur de risque ? Un arboriste professionnel peut vous donner son avis.

L’étêtage n’embellit pas l’arbre. Certains diront que c’est une question de goût, mais il n’en demeure pas moins que la santé de l’arbre en écopera. L’arbre devient alors composé de gourmands de survie, entourés de pourriture et de bois mort. La structure naturelle de l’arbre sera interrompue, les gourmands poussant à la verticale créeront ainsi une allure artificielle, étouffée et débridée. Ceci demande à l’arbre de puiser dans ses réserves d’énergie, ce qui le rend moins résilient aux maladies, en plus de diminuer son espérance de vie.

Les conséquences des mauvaises pratiques ne paraissent pas immédiatement, alors certains sceptiques s’obstinent à défendre les mauvaises pratiques en arboriculture, comme l’étêtage, mais, dans le détour, on se fait tous avoir ! Les décisions prises dans le présent ont un impact sur la sécurité, la santé et la beauté des arbres pour le futur. Il faut respecter les règles de l’art dès maintenant !

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