Président du Groupe Carbur : Daniel Jarry récipiendaire du prix Jérôme le Grand

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Par France Poirier
Président du Groupe Carbur : Daniel Jarry récipiendaire du prix Jérôme le Grand
Daniel Jarry, président du Groupe Carbur, récipiendaire du peix Jérôme le Grand 2019. (Photo : Courtoisie)

Comptable agréé de formation, après trois ans au sein d’une firme comptable, Daniel Jarry a occupé tour à tour un poste de directeur de comptes commerciaux au sein de la BMO, de directeur administration pièces et service d’un concessionnaire Toyota de Montréal et de directeur d’une firme de consultation pour l’industrie automobile. En mai 2000, il s’associe à Pierre Desrosiers, puis l’entreprise devient St-Jérôme Chevrolet en 2005 et St-Jérôme Chevrolet Buick GMC Corvette en 2009.

 

À la suite de la construction d’un nouvel immeuble et du déménagement de l’entreprise à son endroit actuel sur la rue John-F Kennedy, St-Jérôme Auto Dépôt a vu le jour en 2010, dans l’ancien immeuble de la concession Chevrolet, sur la route 117 dans le secteur Lafontaine. En 2016, avec son associé actuel Jean-Sébastien Martin, ils font l’acquisition de la concession St-Jérôme Chrysler Jeep Dodge RAM Fiat sur la rue de la Chapelle, située le long de l’autoroute 15, à proximité du secteur St-Antoine.  De là naît le Groupe Carbur.

Est-ce que vous rêviez de devenir chef d’entreprise ?

Je ne sais pas si c’était un rêve, mais lorsque j’étais à l’université, j’avais choisi un cours d’entrepreneuriat. Il devait y avoir un intérêt. J’ai toujours voulu être dirigeant, mais pas nécessairement devenir chef d’entreprise.

Comment êtes-vous passé de dirigeant à chef d’entreprise ?

Je travaillais dans une grosse banque, mais je ne me voyais pas y faire ma carrière. Puis j’ai acquis une première concession et aujourd’hui avec mon associé, nous comptons trois emplacements et 200 employés.

L’année dernière vous avez connu une période difficile au niveau personnel, comment vous avez vécu cette période tout en dirigeant l’entreprise ?

Oui j’ai perdu ma conjointe en septembre dernier. La période de la maladie a été difficile émotionnellement, je voyageais entre l’hôpital et le bureau, mais l’avantage d’avoir une équipe de 200 personnes avec une équipe de direction et un associé responsables c’est que je n’ai pas besoin de toujours être sur place pour que ça fonctionne. J’ai réussi à m’en sortir et je n’avais pas de raison de croire que l’entreprise en subirait les conséquences.

Et la conciliation travail famille ?

La conciliation travail famille a été plus difficile au début de ma carrière, mais par chance mon épouse a pu demeurer à la maison avec nos deux enfants. Durant cette période, en cinq ans, mon chemin professionnel nous a menés de Laval à St-Lazare, de Saint-Lazare à Aylmer puis à Lorraine. Il y a eu beaucoup de sacrifice à faire à ce niveau étant souvent loin des familles, donc le système de support immédiat n’était pas disponible.

Qu’est-ce que ça vous a fait de recevoir cette reconnaissance avec le Prix Jérôme Le Grand ?

J’avais un peu un sentiment d’imposteur. On ne fait pas ça pour recevoir un prix. Pour moi, c’est normal de m’impliquer dans la communauté dans différents événements caritatifs et de siéger à des conseils d’administration. C’est important d’être un bon citoyen corporatif. La communauté nous encourage, c’est juste normal de redonner.

Comment vous choisissez les causes dans lesquelles vous vous  impliquez ?

(Rire) Ce sont les causes qui me choisissent. Je m’implique dans une cause à la fois. En 2000 lorsque je suis arrivé à Saint-Jérôme, on avait un représentant qui était très dévoué et me disait que les gens dans le milieu se demandaient d’où je venais ? Qu’il serait important de faire ma place dans le milieu. À ce moment, je trouvais que la Chambre de commerce était toute désignée pour faire des rencontres. Toutes les causes sont nobles.

Quelle a été votre cause ?

Si on veut que la région se développe, il est important d’encourager nos jeunes à étudier et à leur donner des outils, c’est pour cette raison que la Fondation du Cégep de Saint-Jérôme était un bon choix pour moi. Il y a eu aussi Diffusion En Scène et en même temps j’ai siégé sur des comités chez GM au provincial et au national et comme ça demandait beaucoup de déplacements, j’ai choisi de m’impliquer dans une cause à la fois. De plus, au Groupe Carbur, nous organisons la cueillette des toutous depuis quatre ans et depuis deux ans la cueillette d’équipements sportifs, en plus des nombreuses commandites, toujours dans l’optique d’encourager nos jeunes.

C’est important pour vous d’encourager les jeunes autour de vous ?

Je suis entouré de jeunes dans l’entreprise. La majorité est plus jeune que moi. Notre directeur des ventes a 36 ans, mon associé a 39 ans. J’aime bien croire que lorsque j’avais cet âge, je poussais sur mes patrons, avec la jeunesse vient l’énergie. C’est bien le multigénérationnel, un mixte des générations est souhaitable. C’est un défi et je crois que nous avons le bon mixte chez nous.

Quelles sont vos qualités comme chef d’entreprise ?

Je pense que j’applique une gestion participative dans le sens que je sollicite l’opinion de tous. On pense souvent qu’on a raison et la journée que l’on pense être seul à avoir raison, nous sommes dans le trouble. J’ai déjà dit que gérer c’est participatif, mais pas nécessairement démocratique. Ultimement, je vais décider, mais je suis pas mal pour solliciter l’opinion des gens. Il est important d’impliquer les gens, toujours imposer, ça ne fonctionne pas.

Coup de cœur

Pour Daniel Jarry, le centre-ville de Saint-Jérôme est un coup de cœur. » Il a retrouvé une certaine effervescence avec le Théâtre Gilles-Vigneault, la place de la gare, la Place du Curé-Labelle et le train qui est tout près. De plus avec le Théâtre, nous n’avons rien à envier aux autres pour la qualité des spectacles présentés. Ce coin mérite un coup de chapeau ! »

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