Stéphane Rousseau se dévoile

par Françoise Le Guen
Stéphane Rousseau se dévoile
Stéphane rie Yves Laroche à Montréal avant le vernissage de sa première exposition, le 20 novembre. (Photo : Photo : Félix Mercier)

Première exposition

 

L’humoriste et acteur Stéphane Rousseau concrétise le rêve qu’il porte depuis 20 ans. Depuis le 21 novembre, il expose ses peintures pour la première fois, dans la galerie d’art Yves Laroche, à Montréal.

 

Stéphane Rousseau, le peintre, voulait trouver sa patte, sa signature. « Ça demande du temps, des centaines de cahiers d’esquisses, » nous confie-t-il. Intitulée Origine, l’exposition dévoile une vingtaine d’acryliques dans des teintes de noir, de blanc et d’or. Un titre riche de symboliques et de sens.

Une exposition intrinsèquement liée à Sainte-Adèle où se trouvent son atelier et son havre de paix.

Pourquoi les Laurentides ?

Ça fait une vingtaine d’années que je suis dans les Laurentides, exactement à la même place, à Sainte-Adèle. C’est l’endroit où je suis le mieux au monde ! Je me suis fait construire un atelier de rêve. C’est un phantasme que j’avais depuis des années. Je voulais quelque chose où je suis vraiment en symbiose avec la nature, dans le bois; c’est très vitré et je n’ai pas déboisé en face, car j’aime être à la cime des arbres et voir la nature.

L’humoriste adélois est le porte-parole officiel de la Salle Augustin-Norbert-Morin, endossant ainsi une cause qui lui tient à cœur.  Pourquoi ?

Je viens présenter des spectacles et ils peuvent utiliser mon image. Quand il me demande quelque chose, je le fais avec plaisir. J’ai hâte de leur présenter quelque chose. Ils m’ont demandé si j’avais un spectacle en banque et pour l’instant je travaille là-dessus. J’irais le présenter à Sainte-Adèle, c’est sûr.

Un nouveau spectacle ?

J’étais entre parenthèses. Ça fait trois ans que je ne suis pas monté sur scène. J’ai des idées, ça commence à me trotter dans la tête. J’ai envie de retourner dans les petits bars, recommencer au bas de l’échelle pour redéfinir mon genre, mon style, être plus d’actualité et ne pas surfer sur les vieilles affaires.

D’où vient l’origine de votre amour de la peinture ?

Au départ ça vient de ma sœur. Quand j’étais gamin, mon père m’avait donné une série d’encyclopédies de Cousteau, des fonds marins.

À la même date, ma sœur avait reçu des encyclopédies des grands maîtres et je regardais plus ses encyclopédies que les miennes. Je suis tombé amoureux des œuvres que je découvrais ; mais j’aimais aussi mes monstres marins. J’ai sûrement tout ça aujourd’hui dans ma tête!

Vous cherchez à avoir un impact sur la société, sur vous-même ?

Surtout sur moi-même ! C’est très thérapeutique, ça a été longtemps un refuge pour moi. C’est un endroit où je me sens bien, c’est méditatif de peindre, de me retrouver. C’est le subconscient qui m’intéresse, tout ce qui se passe dans nos têtes.

Beaucoup de gens peuvent se reconnaître et ça peut leur faire du bien, moi ça me fait du bien de le faire. Les gens vont pouvoir s’identifier. C’est un peu comme des poèmes.

Moi je fais un petit bout du travail et le spectateur va faire aussi son chemin, s’associer à certains codes qui se trouvent dans mes toiles et se retrouver à travers ça.

L’exposition se tient jusqu’au 14 décembre.

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Manon Pepin

Quel homme talentueux!