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Asphaltage du P’tit Train du Nord : la question de l’environnement

La corporation Le P’tit Train du Nord et la MRC des Laurentides entreprendront sous peu des travaux d’asphaltage sur un tronçon de 16 km du parc linéaire le P’tit Train du Nord, dans le secteur de Val-Morin, Val-David et Sainte-Agathe-des-Monts. Le projet est contesté par des citoyens qui invoquent la protection de l’environnement. Dans un communiqué, la corporation est revenue sur quelques points qui ont été pris en compte avant la prise d’une décision.

Imperméabilisation vs érosion

D’abord, une bande linéaire de quelques mètres entourée de végétation abondante comme c’est le cas du parc linéaire, n’aurait pas les mêmes conséquences que s’il s’agissait d’un vaste stationnement entouré de routes en pleine ville. Sur le parc linéaire, l’eau irait ruisseler et serait absorbée en bordure par la végétation. Avec la poussière de roches, il serait constaté chaque année que des crevasses et des trous se forment, nuisant à la sécurité des usagers et menant au lessivage de la criblure de pierre, notamment vers les lacs et les cours d’eau.

Les pluies diluviennes représenteraient également un problème pour le revêtement actuel. L’érosion serait susceptible d’être de plus en plus importante dans un contexte de changements climatiques où on note des variations dans l’intensité, la durée et la fréquence des précipitations. Des coûts économiques et environnementaux du matériel utilisé pour les réparations récurrentes sont également à tenir en compte.

Îlots de chaleur

En ce qui concerne les îlots de chaleur, la corporation soutient qu’il s’agit d’un problème surtout présent dans les milieux urbains. Dans le cas du P’tit Train du Nord, la surface qui sera asphaltée serait très étroite, en plus d’être entourée de végétation et d’eau. Ainsi, bien que l’albédo de l’asphalte soit plus bas que celui du revêtement actuel à cause du bitume qu’il contient (et qu’il absorbe donc plus de chaleur), la situation ne serait donc pas préoccupante, d’autant plus que d’autres paramètres entrent en ligne de compte en ce qui concerne les flux de chaleur.

Transport actif

Selon les informations du communiqué, les municipalités ou MRC qui ont vu un « avant » et un « après » asphaltage peuvent  témoigner de l’impact positif du revêtement : les tronçons cyclables seraient plus utilisés lorsque le roulement s’effectue sur un revêtement pavé. Ainsi, le pavage favoriserait les transports actifs chez les populations qui y étaient d’emblée moins enclines, en plus de prolonger la saison de vélo, lequel peut être pratiqué plus tôt au printemps et plus tard à l’automne.

Le pavage pourrait inciter les gens à aller à l’école, à aller travailler ou à faire leurs courses à vélo, ce qui serait bénéfique, tant pour leur santé que pour l’environnement. En effet, l’augmentation du transport actif serait à la fois une occasion de pratiquer un exercice physique en plus de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Un accès équitable

L’enquête menée par le CRE Laurentides à l’hiver 2019-2020 aurait permis de relever certains freins chez les usagers potentiels du vélo et de la marche. Chez les plus âgés, l’insécurité est un frein important, tout comme le sont la santé et les incapacités physiques. Déambulateurs, fauteuils roulants, vélos et marcheurs âgés seraient plus enclins à utiliser le P’tit Train du Nord si celui-ci est asphalté, puisqu’ils ont besoin d’une surface plus uniforme pour circuler.

Pour la sécurité quant à l’augmentation de la vitesse des cyclistes que pourrait entraîner l’asphaltage, la corporation affirme vouloir miser sur une information et une éducation, ainsi que sur une signalisation efficace.

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7 Comments

  1. Pierre Dion

    Contre c’est pas la ville icitte.

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  2. Mario Vachon

    Oubliez la sécurité avec , en plus , les vélos électriques, les rollers blades qui vont envahir les pistes ! J’aime bien ma petite poussière de roches tranquille malgré que j’entends venir rouler les vélos à plus de 30 kilomètres qui me frôlent les coudes en me criant de les rentrer un peu . Où pourrons-nous aller courir ? Il n’y aura plus de place pour nous car nous serons toujours à contre sens ? Il me semble que nous ne sommes pas si dérangeants que cela . Sûrement moins que les chiens sans laisse ou les cyclistes incapables de freiner un petit peu devant un obstacle humain qui marche ou cours !!!!
    On a couru les Ironman àTremblant sur l’asphalte et personne n’a crié WOW !
    Quand on voit la qualité des routes au Québec , on ne peut qu’être inquiet face à ce changement potentiel.
    Let live or die !

    Mario Vachon

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  3. Michelle Poupart

    Absolument CONTRE une telle destruction de notre paysage Laurentien. Comment peut-on ASPHALTER CE PASSAGE campagnard.. RÉVEILLEZ-VOUS maniaques du confort et de la densification.

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  4. Hélène

    De toute façon, tout est déjà décidé. ;peu importe l’opinion publique !! C’est ce qu’on nomme la démocratie. Je suis en désaccord avec ce projet qui est loin d’être prioritaire à mon avis ! La piste actuelle n’empêche pas l’achalandage de plus en plus croissant d’amateurs de vélo. ..et les pistes de vélos entre autres, ce n’est pas ce qui manque dans notre belle région !

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  5. Pierre

    Le problème au ont rencontre le plus souvent. Ces les groupes qui pratique ce sport comme sur une route a haute vitesse.30 km hrs et plus ces courant ça fait réfléchir

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  6. Benoit Hamelin

    Vous parlez de sécurité et d’environnement, je suis de Ste Sophie et le 22 mai 2020 j’ai fait une chute à cause d’une crevasse se qui m’a causé un traumatisme crânien 2 jours à l’hôpital de Ste Agathe alors moi je suis pour faire un pavé d’asphalte pour rendre plus sécuritaire

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  7. Robert Bériau

    Le plus beau côté du PTN c’est son aspect sauvage et non urbanisé et c’est ce qui attire les gens de l’extérieur comme touriste. Nous sommes de Québec, rouleur sur route dans un club très connu, mais à chaque année nous retournons en vélos montagne au PTN pendnat 7 jours pour s’isoler en roulant dans la nature, sans asphalte et sans trop de mobilier urbain . J’espère tellement qu’un jour les élus municipaux au Québec vont cesser de vouloir urbaniser la nature. Le summum du ridicule, j ai vu la Ville de Québec défricher et couper des arbres le long de la rivière Cap Rouge pour y installer des tables
    de pic nik en granit, des escaliers en bois dans un sentier d à peine 3% de pente ..et y replanter de nouveaux arbres hahaha la bêtise du fonctionnarisme.

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