Plaintes du DGEQ : « Une situation qui pourrait coûter cher au parti »

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Par France Poirier
Plaintes du DGEQ : « Une situation qui pourrait coûter cher au parti »
Johanne Dicaire conseillère indépendante à la Ville de Saint-Jérôme. (Photo : Courtoisie)

Pour la conseillère municipale  Johanne Dicaire, qui a déjà été présidente du parti politique Équipe Maher Vision St-Jérôme, le parti du maire pourrait devoir débourser des milliers de dollars ainsi que ses membres.

 

« À la suite des plaintes déposées au DGEQ en novembre 2017, j’avais envoyé, le 6 avril 2018, un courriel au maire et à tous les membres du parti pour les informer de la situation problématique à laquelle le parti faisait face et que je demandais une rencontre d’urgence. Le maire m’a répondu verbalement que je semais la panique dans le groupe et que je n’avais pas à m’en faire avec ça, puis il m’a demandé de laisser ma place comme présidente. Le fils du conseiller Benoît Beaulieu m’a remplacée », souligne Johanne Dicaire dans un communiqué envoyé aux journalistes.

Frais d’avocat

Elle rappelle que le 21 mai dernier, lors de la période de questions, un citoyen a demandé qui payerait pour les frais d’avocat et le maire avait répondu que c’est le parti qui assumerait les frais. « Ma collègue Nathalie Lasalle et moi avons avisé la direction générale de la Ville d’être extrêmement vigilante qu’il soit tout à fait illégal de faire payer les honoraires d’avocats ou tout autres frais engendrés par cette cause aux contribuables. La Loi des cités et villes est très claire à ce sujet. Il faut savoir que le maire pourrait se voir imposer des amendes entre 5 000$ et 20 000$. Je sais pertinemment que le parti ne peut supporter tous ces montants », se demande madame Dicaire.

Les membres devront-ils payer ?

« Est-ce que les membres du parti ont accepté de se rendre personnellement responsables d’une éventuelle dette, qui a des chances d’être salée, considérant les frais d’avocat, les frais de la firme de communication, les frais juridiques et les amendes, si tel est le cas ? », ajoute Johanne Dicaire.

En avril 2018, comme présidente, elle avait porté à l’attention des membres du parti l’article 638 de la Loi des Cités et Villes sur les Élections et Référendum : Lorsque le chef d’un parti, un autre de ses dirigeants, son représentant officiel, un délégué de celui-ci, son agent officiel ou un adjoint de celui-ci commet, permet ou tolère une infraction à la présente loi, le parti politique est présumé avoir commis cette même infraction.

Johanne Dicaire s’inquiétait de la légalité des gestes posés par le maire lors de la destitution de son parti, avant l’élection municipale 2017, des conseillers sortants Mario Fauteux et André Marion.

C’est à la suite de ces questionnements que le maire lui a demandé de quitter la présidence. Le 1er juin 2018, elle quittait le parti pour siéger comme candidate indépendante.

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real frechetteNathalie Lasalle Auteurs de commentaires récents
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Nathalie Lasalle
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Nathalie Lasalle

Oui le partie est imputable pour certains chef d’accusatIon et oui Mme Dicaire les avaient prévenus . Vu qu’aucun élus n’est sorti de cette équipe j’imagine qu’ils cautionnent les agissements du Maire .

real frechette
Guest
real frechette

bravo madame dicaire continuiez a tenir tête a ce maire arrogant . n’oubliez pas les gens on vote pour vous et madame LaSalle et non pour le parti de Maher , c a vous qu il on fait confiance mes dame . n’oubliez pas dans vos prière le boise et sa chute s v p