Pétroliers du Nord : Les mesures appliquées ont assaini l’atmosphère à l’aréna RDN

Pétroliers du Nord : Les mesures appliquées ont assaini l’atmosphère à l’aréna RDN

Robert Chevrier, copropriétaire des Pétroliers, a tempéré les émotions, dans le dossier du racisme.

Crédit photo : Luc Robert

Une sécurité renforcée, la visibilité des forces de l’ordre, des consignes fermes à l’endroit des partisans et le bannissement de deux individus, auront eu raison de l’épisode de racisme survenu le samedi 23 février dernier, à l’aréna régional Rivière-du-Nord de Saint-Jérôme.

À la suite de cette triste soirée, deux individus ont été identifiés comme ayant proféré des propos haineux, à l’endroit du joueur Jonathan Diaby, des Marquis de Jonquière, et de ses proches. Ces personnes ont été bannies à vie de l’aréna régional de la Rivière-du-Nord (RDN), lors des parties des Pétroliers du Nord.

«La direction des Pétroliers condamne les propos haineux, homophobes ou intimidateurs. Que ce soit à l’égard des joueurs, des spectateurs, de ses employés ou de ceux des autres équipes, ces gestes sont tout simplement intolérables», a convenu l’équipe de la LNAH.

Ainsi, ce samedi 2 mars , lors du match local subséquent, les débordements ont été inexistants. Des jeunes et les joueurs des Pétroliers ont posé conjointement contre le racisme. Les partisans ont même entamé une vague géante d’encouragements.

«Les gens étaient heureux de la deuxième victoire des Pétroliers en autant de soirs, face à l’Assurancia, le meilleur club de la ligue. Ils l’ont manifesté. Il n’y avait aucune animosité dans l’air. Nous avons tôt fait de prévenir les problèmes. Des éléments provocateurs avaient été identifiés à l’avance. Certains de ceux-ci ont été virés de bord à la billetterie, alors que j’ai personnellement invité un autre à texter à son ami de ne pas se pointer ici, car il n’entrerait pas plus. Il s’est sauvé le 15 $ d’admission», a blagué le chef à la sécurité des Pétroliers du Nord, Patrick Giroux, un vétéran des gestions de foules.

Une dizaine de gardiens de sécurité étaient postés aux endroits stratégiques de l’aréna, dont à la mezzanine et à la sortie du banc des visiteurs.

Une consigne des Pétroliers, transmise à l’attention des partisans avant chaque rencontre, existe déjà depuis leur arrivée à Saint-Jérôme. Elle avise «qu’il est strictement interdit de lancer des objets en direction des joueurs, des officiels, ainsi que sur la patinoire, sous peine d’expulsion de l’amphithéâtre». S’y est greffée la nouvelle directive de la LNAH, à l’effet «qu’une politique de tolérance zéro est appliquée, contre toute personne qui tiendra des propos, ou posera des gestes de nature discriminatoire, ou encore qui affirmera avoir l’intention de le faire». Encore ici, une expulsion surviendra illico. Les arbitres retarderont la partie, tant que les fautifs n’auront pas libéré les lieux.

Revirement de situation

Lors de la soirée du 23 février dernier, l’atmosphère a basculé après la deuxième période. «Je me suis présenté dans le tumulte, habillé en civil, pour aider les agents à séparer les partisans. Je m’identifiais verbalement comme copropriétaire, avant de calmer la foule», a souligné M. Robert Chevrier.

Le procédé du contrôle de foules devra aussi être appliqué avec doigté. « Ici, le personnel de sécurité a bien fait le travail, le 23 février, en séparant les partisans impliqués. Il y avait aussi des policiers municipaux sur les lieux», a souligné M. Chevrier.