Éditorial : L’air frais après l’orage

Par Rédaction

On adore les orages. Pas tous les jours, bien sûr ! Mais pour nous, c’est l’une des beautés de l’été. Être à l’intérieur, en sécurité, avec un livre et un thé glacé, et écouter la pluie tomber dehors… Puis un éclair déchire le ciel, suivi d’un « Boom ! » qui fait vibrer le sol. Parfois, il faut fermer la fenêtre, lorsque la pluie et le vent s’invitent à l’intérieur. Et après, l’air sent si bon, si frais. La lumière perce de nouveau les nuages, et elle est encore plus brillante et dorée.

Au journal, les orages, on connaît ça. Surtout ces derniers mois ! Plusieurs médias, nationaux et régionaux, ont dû faire des mises à pied importantes. Des concurrents locaux ont été vendus à des plus grands, cherchant stabilité et sécurité dans la force du nombre. Et il y a le spectre d’un blocage des nouvelles sur les géants du web, de Facebook à Google, qui laisse voir d’autres nuages noirs à l’horizon.

Au-delà de la métaphore, même la météo état agitée. Nous avons eu droit à tous les extrêmes, des pluies torrentielles aux chaleurs accablantes, en passant par des ciels embrumés de fumée.

Sur la terre ferme

On vous rassure : on ne vous parle pas de tout ça pour nous plaindre, ni nous morfondre. En fait, c’est le contraire : on adore les orages. Après tout, vous le savez peut-être, c’est en affrontant la tempête qu’on se sent le plus vivant. Et notre bateau en a traversé plusieurs, des tempêtes. Il est toujours à flot. Et on ne l’abandonnerait pour rien au monde.

Mais c’est l’été. On se permet donc quelques semaines de vacances, sur la terre ferme. On se donne le temps de reprendre pied. Ça ne fera pas disparaître les orages à l’horizon. Mais on sera plus forts, plus reposés, plus aux aguets, à notre retour à bord.

On vous invite à en faire autant. Profitez de l’été pour reconnecter avec vos fondations, vos racines : ce qui vous ancre et vous nourrit. Pour nous, c’est notre communauté. On passera l’été dans les festivals et les spectacles qui se donnent tout près, au coin de la rue. On prendra un café, un verre et un bon repas, sur une terrasse ici, pour savourer le soleil avec indolence, à côté de chez nous. On visitera les galeries d’art, les lacs, les plages, les forêts tout près, et on saluera nos voisins au passage.

Notre quartier, notre village, notre région, notre chez-nous : voilà notre terre ferme. On a besoin de la revisiter, et de s’y appuyer.

Danser sous la pluie

Et peut-être qu’il y aura de la pluie et des orages, même sur la terre ferme. C’est sûr qu’on préférerait toujours plus de soleil. Mais l’été, c’est fait pour jouer, s’amuser, se libérer. Et ce ne sont pas quelques nuages gris qui nous en empêchera. On a le goût de danser et de chanter, même s’il faut le faire sous la pluie. De toute façon, il faudra remonter à bord, retrouver le pied marin et affronter la tempête bien assez tôt.

D’ici là, sortez une autre bouteille (une bonne !), chantez plus fort, veillez un peu trop tard ! Et si le ciel se dégage, dans la nuit, couchez-vous dans l’herbe, les yeux grands ouverts, pour admirer les étoiles. Peut-être en verrez vous une filer, un bref instant. Un moment éphémère, mais d’autant plus merveilleux.

Bon été !

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