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Cette campagne électorale

Par Mimi Legault

Ce qu’il y a de difficile dans le fait d’écrire une chronique aux deux semaines, c’est qu’entre le moment où je la compose et celui où le lecteur la lit, il se passe environ une bonne dizaine de jours. Or, avec la campagne électorale que nous vivons présentement, plein de choses se déroulent quotidiennement. Des paroles qui volent bas, il y en a à profusion. Il se dit tellement de bêtises et de mensonges, que l’on risque d’en manquer pour le temps qu’il reste.

Le PM Legault marche sur des œufs, il le sait fort bien. Déjà, sur son chemin, se trouvent plein de coquilles écrasées. Ses adversaires n’attendent que le plus petit des faux pas pour démontrer au peuple que Legault n’est pas plus fin qu’un autre. Au moment où j’écris ma chronique, il vient de s’éjecter lui-même en parlant de l’immigration. Le PM n’a pas besoin de se faire faire des crocs-en-jambe, il se donne lui-même des jambettes. C’est ce que je nomme parfois faire « le sot » en politique…À prendre avec humour… 

Cette campagne électorale où chaque candidat épie les propos de l’ennemi me fait penser à cette histoire du mari jamais content qui cherchait la p’tite bête noire du côté de son épouse. Le voilà qui arrive pour le souper. Sa femme, désireuse de lui plaire, lui avait préparé son plat préféré, un bon bouilli aux légumes. Il mange sans un mot, mais au bout de deux minutes, il se met à crier le poing sur la table : « Gertrude, t’as oublié les patates. Les PATATES! » Et patati et patata… Un bon conseil monsieur le PM : demeurez prudent et debout! Comme a prétendu un ex-président de la France : un chef, c’est fait pour « cheffer ».

Je ne voudrais pas être à la place des politiciens en ce moment. On n’est pas, bien sûr, en Ukraine, mais c’est une autre sorte de guerre. À la guerre, on ne meurt qu’une fois. En politique, c’est à plusieurs reprises, pensée lue quelque part. 

Les coups bas pleuvent si bien qu’on pourrait entendre qu’un candidat déclarerait forfait « parce que blessé au bas du corps ». L’une des pires contraintes dans la politique, c’est l’exigence de répéter avec parfois une fausse conviction des choses auxquelles le candidat n’a pas ou peu foi. Pire, il fera semblant d’être intéressé pour des causes qui le laissent froid. Le politicien doit jouer le rôle de Pinocchio puisque
la réussite de son parti relève de l’opinion de ses électeurs. Mais Dieu merci, il arrive que les plus vrais réussissent à se placer au-dessus de cette médiocrité.

Un parti politique m’a déjà approchée pour me présenter à une élection. Non, mais vous me voyez en train de répondre à une sombre question d’un journaliste? Être candidate demande des qualités que je n’ai tout simplement pas. Je dis toujours ce que je pense. Comme dirait l’autre : ça commence mal… La même chose m’a été proposée pour offrir mes services à un poste de direction d’école. Même réponse. En politique, il ne faut pas tenir compte de ce qu’on sait, de savoir tout ce qu’on ignore, d’entendre ce qu’on ne comprend pas et de ne pas voir ce qu’on entend. 

De toute manière, dans ce milieu, on ne discute plus, on s’envoie des insultes à peine voilées.

Nenon, je ne vous imposerai pas un autre Legault…

Ce qui m’énerve le plus avec cette campagne-là, c’est que chacun des partis promet de l’argent pour ci pour ça ou des baisses d’impôts. À date (j’écris le 14 septembre) donc à date, il n’a pas encore été question d’éducation! Entre autres. Ça fait cucul, trouvez pas? 

Le plus difficile pour les politiciens, c’est d’avoir la mémoire qu’il faut pour se souvenir de ce qu’il ne faut pas dire, citation de Coluche. Attention, François Legault, il reste beaucoup d’œufs sur le pavé de vos adversaires! Un nouveau slogan pourrait sortir : maître chez « œufs »

À moins d’en faire des œufs très brouillés avec l’ennemi, ou mieux encore, une bonne omelette!

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