Il n’y a pas d’âge pour trouver sa vocation sportive

Il n’y a pas d’âge pour trouver sa vocation sportive

Le Jérômien Vincent Trépanier s’est rendu en demi-finale, à Victoriaville, malgré un nez fracturé.

Boxe amateur

À 27 ans, il se trouve dans la fleur de l’âge de la vie quotidienne. Toutefois, au « noble art », il se situe parmi une minorité d’athlètes qui aspirent toujours à une carrière professionnelle.

Plâtrier de métier, Trépanier est revenu au pugilat après une année sabbatique à l’extérieur des cordages.

« J’ai encore l’idée de passer professionnel un jour. Je n’ai peur de personne et j’y vais selon les propositions. Mais je suis réaliste et je ne veux pas devenir un faire-valoir chez les pros. Je travaille sur mes lacunes et mon entraîneur me trouve des bons partenaires d’entraînement », a souligné l’ancien finaliste chez les gants dorés provinciaux, chez les 178 livres.

Vincent Trépanier n’est pas le dernier venu chez les amateurs. Il possède près de 90 combats d’expérience en boxe olympique.

« Il est un des boxeurs les plus courageux que j’ai vus. On continue à améliorer sa technique. Il a encore des choses à apprendre, mais il est persévérant », a souligné son entraîneur au Centre Multi-Sports Evann de Saint-Adèle, Sébastien Gauthier.

Pour l’ancien champion nord-américain des poids coqs de la WBO, Trépanier a un avenir dans l’arène, même s’il vient de rater sa chance d’aller aux Championnats canadiens, lors d’une récente défaite par décision unanime, à Victoriaville, lors d’un tournoi de qualifications.

« Au Défi des champions, Vincent s’est finalement battu contre Zachary Benbouchta, un colosse qui a descendu de la catégorie des super-lourds aux lourds, à 210 lb (96 kg). Vincent, lui, a monté des 178 lb (81 kg) aux 200 lb (91 kg).

Ça a donné un bon duel, mais à 6 pieds et 6 pouces et 210 lb, Benbouchta était presque impossible à déplacer.

J’ai quand même aimé les déplacements rapides de Vincent », a analysé Gauthier. Trépanier, de Lafontaine, est monté de catégorie de poids pour une question de récupération.

« Comme tireur de joints, j’ai besoin de toute mon endurance physique. Ça devenait compliqué pour moi de subir des pertes de poids. Même si je me suis battu chez les lourds, mon jeu de pieds était rapide. Je pouvais tourner autour de Benbouchta et le frapper. C’est dommage qu’il m’ait cassé la mâchoire dès la 3e ronde », a conclu le pugiliste gaucher.