Le maître de l’évasion

Le maître de l’évasion

Rémi Barbeau et Jean-Claude Tremblay.

Entretien avec Rémi Barbeau – SOS Aventures

Chronique affaires et économie

Jean-Claude Tremblay, MBA Collaboration spéciale

jctremblay@cogitas.ca

Cette semaine, j’ai eu la chance d’aller visiter une entreprise dont on a rapidement envie de sortir! Rassurez-vous, ce n’est pas que le service est inadéquat, ou que les installations ne sont pas accueillantes, bien au contraire. Cependant, quand votre entreprise s’appelle SOS Aventures : Jeu d’évasion, vous aurez compris que la mission n’est pas de mettre son cerveau en veille, mais plutôt de se creuser le ciboulot pour réussir à quitter au plus tôt! Bienvenue dans l’univers fantastique de Rémi Barbeau, cofondateur et dirigeant d’une entreprise qui repose essentiellement sur la créativité, où la qualité de l’expérience offerte à ses clients est égale à son succès.

En août 2017, votre journal favori avait couvert le lancement de cette entreprise familiale – on y avait alors aperçu Rémi Barbeau, qui posait fièrement avec sa partenaire d’affaires Tanya Bérubé. Pour ceux et celles qui ne seraient pas familiers avec les jeux d’évasion et ce qu’offre SOS Aventures, voici un extrait explicatif toujours d’actualité : « Les scénarios sont construits autour d’une histoire composée d’une succession de jeux de logique et d’énigmes. Vous êtes enfermé, en équipe de 2 à 10 personnes, dans une mystérieuse salle. À vous de trouver le moyen de vous échapper en faisant appel à votre logique, sens de l’observation, réflexion et travail d’équipe ».    

Populaire sur la planète, ce genre d’endroit est en croissance constante et le marché est loin d’être saturé. Ça, Rémi l’a rapidement compris, un soir où il s’est décidé à étudier sans relâche ce type d’entreprise, analysant chaque site Web et chaque page Facebook pour décortiquer le savoir et s’en imprégner, avant de faire son propre plan d’affaires. « Je peux pas croire que quelqu’un se lance comme ça sans vérifier ce qui se fait ailleurs; quelqu’un a déjà échoué et tiré des leçons, pourquoi ne pas en profiter?! » Ce commentaire, c’est tout mon invité. Allumé, logique, rationnel et sans hésitation.

La compétition : un atout

« La vaste majorité d’entre nous travaillent ensemble. Après tout, on se partage la clientèle, car chaque entreprise a un nombre limité de jeux dans ses installations, jeux qui ne peuvent être faits, en principe, qu’une seule fois. » Cette phrase décrit bien l’esprit collaboratif qui anime ce jeune entrepreneur. Une vision intégrée des affaires, dans un monde où il faut s’unir pour espérer réussir, spécialement dans son créneau de marché. Ce que j’ai appris, c’est que le jeu d’évasion mobilise, rassemble et développe une foule de compétences transversales. Les entreprises viennent y faire leur consolidation d’équipes, les jeunes viennent y développer leurs aptitudes sociales et relationnelles, il n’y a pas de limite… à part l’imagination, ce dont mon invité ne manque évidemment pas.

Mes conclusions

Éminemment cartésien, il connaît ses forces et ses faiblesses et ne s’en formalise pas. Rémi Barbeau a la capacité de faire abstraction des bruits ambiants, et de constamment rester en mouvement. L’explosion que son entreprise a connue et connaît toujours n’ébranle aucunement celui qui semble nager dans la croissance, comme un dauphin nage dans l’océan. Son ingéniosité est certainement un de ses plus grands atouts, et il pense constamment à la prochaine étape. Malgré son expérience, très variée certes, mais encore jeune, il a la vision élargie d’un vétéran.

Fonceur, il n’a pas peur du risque et sa prise de décision est calculée, franche et rapide – de quoi faire rougir plusieurs comités de direction que je conseille au quotidien. Je ne vois pas souvent cette combinaison de fonceur-calculateur, qui a le sens des affaires tout en sachant bien s’entourer. Ce faisant, je peux d’ores et déjà vous inviter à suivre l’entrepreneur, car avec ses aptitudes, d’ici 10 ans, il sera à la tête d’un imposant consortium leader de son marché – je peux vous l’affirmer. Et dire que juste avant de prendre la décision de se lancer, Rémi a été refusé à la présidence du comité de compétition des Jeux du commerce de son université! On le remercie, car autrement, il n’aurait probablement pas ouvert son entreprise. C’est un beau modèle à suivre pour quiconque songe à se lancer en affaires, ou revitaliser son entreprise existante – bravo à Rémi et à son collectif!

SOS Aventures

1089, boul. Jean-Baptiste-Rolland O, local 110A

Saint-Jérôme, Québec  J7Y 4Y7

www.sosaventures.ca    450 504-5044