L’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec : « Les patients sont les grands gagnants »

Par France Poirier
L’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec : « Les patients sont les grands gagnants »

L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) accueille favorablement le fait que depuis le 25 janvier dernier les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) puissent exercer leur profession de manière plus autonome.

Les IPS peuvent maintenant faire leur pratique en allant au bout de ce qu’elles peuvent faire avec les qualifications qu’elles ont acquises. « Nous avons eu de nombreux échanges avec le Collège des Médecins du Québec et avec la ministre Danielle McCann », a expliqué le président de l’OIIQ Luc Mathieu.

Faut savoir qu’auparavant, les IPS étaient sous la loi médicale. « Le Collège des médecins trouvait que ça ne faisait plus de sens et qu’elles devaient être sous la loi des infirmières soit l’OIIQ », explique M. Mathieu.

Luc Mathieu,
président de l’OIIQ

Des travaux ont eu lieu au cours de la dernière année pour développer le nouveau règlement. « Nous avons travaillé fort à l’Ordre pour en arriver à ce résultat. Il y a eu aussi une consultation publique et plusieurs rencontres avec le CMQ et la ministre Danielle McCann ».

Au fur et à mesure des travaux, on a constaté la contribution des IPS et les avantages pour le milieu de la santé. Les grands gagnants sont les patients. Les IPS font leur suivi et ça augmente la capacité du réseau.

« La pandémie a fait réaliser le rôle important que les infirmières praticiennes spécialisées occupent dans les centres hospitaliers, les CHSLD, les groupes de médecine familiale (GMF). Elles sont beaucoup appréciées et donnent de très bons soins », ajoute le président de l’Ordre.

Il souligne qu’actuellement, on compte près de 850 IPS et on voudrait en avoir 2000 d’ici 2024. Le Québec accuse un retard, mais il y a une volonté de toutes les instances pour le rattraper.

« Nous souhaitons souligner que la ministre Danielle McCann a été très aidante dans le dossier, tant comme ministre de la Santé, que maintenant comme ministre de l’Enseignement supérieur », explique mon-sieur Mathieu.

Rappelons que depuis le 25 janvier dernier, les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) peuvent diagnostiquer certaines maladies. Il aura fallu plus de 13 ans pour en arriver à ce résultat.

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