Ligue des Bébés-Boomers en suspend : Vivement la fin du confinement

par Luc Robert
Ligue des Bébés-Boomers en suspend : Vivement la fin du confinement
Les joueurs de l’ex-Ligue des 40 portent maintenant les uniformes de la Ligue des Bébés-Boomers. (Photo : Pierre Therrien)

Comme la totalité des activités sportives de groupe de la région, la Ligue de hockey des Bébés-Boomers fait relâche. Ses membres, âgés de plus de 65 ans, attendent avec impatience que le coronavirus se dissipent, afin de sauver leur saison de 68 parties.

 

Il s’agit de la Ligue des 40 (ans), un circuit qui évoluait les jeudis soir au Centre sportif de Saint-Antoine. Lorsque les membres ont vieilli, à 50 puis à 60 ans, leurs organisateurs s’amusaient à parler de la Ligue des «40 US», en faisant référence au taux de change avec le dollar américain.

«On adore se côtoyer, parmi une palette d’âge allant jusqu’à 79 ans, dans le cas de Guy Issa. C’était plus plaisant de jouer durant le jour, les lundis et jeudis (13h) à l’aréna Rivière-du-Nord, depuis trois ans. Mais là, le virus Covid-19 a tout annulé. Je vais prendre ma marche à tous les jours, mais j’hésite à visiter mes enfants. On évite la contagion», s’est rendu à l’évidence l’organisateur du circuit, Normand Piché.

Si des patineurs ont joué du fort calibre dans leur jeunesse, le seuil d’agilité et de compétitivité ont baissé avec les années. «On dose nos efforts, pour finir le match (rires). Et quand des jeunes de 18 ans viennent remplacer, on les sensibilise avant la partie : on ne veut pas voir de «mangeux» de rondelles. On le sait bien qu’à pleine vitesse, on risque d’avoir l’air de cônes oranges».

Grande popularité

La Ligue des Bébés-Boomers connaît une popularité impressionnante. 22 patineurs réguliers et 10 autres substituts composent les alignements des deux formations à l’œuvre. «En prenant de l’âge, beaucoup de joueurs cherchent des ligues de jour. Ce n’est pas mêlant, on dispose d’une liste de 40 réservistes qui aimeraient se joindre à nous. On n’a pas de marqueur officiel et les statistiques ne sont pas compilées. Si un club est trop fort pour l’autre, on rééquilibre les forces au match suivant».

Dans ce circuit des 65 ans et plus, il n’y a pas d’éliminatoires, malgré le calendrier chargé de 68 rencontres. «On finit le calendrier en avril, souvent plus tard que nos Canadiens, éliminés. On garde l’élément social en priorité».

L’humour de la Taupe

Dans l’ex-Ligue des 40, devenue celle des Bébés-Boomers, se trouvait une taupe, Daniel Cloutier, enfin démasqué cinq ans après sa retraite. Il notait les tours pendables et autres chutes involontaires des joueurs, pour ensuite refiler les anecdotes au journal Le Nord.

«À chaque mercredi, les gars se procuraient le publi-sac au plus tôt, pour savoir qui se ferait tirer la pipe. Comme une taupe, je sortais les folies qui se déroulaient dans le vestiaire. À une occasion, alors qu’il était parti aux toilettes, Guy Vézina a vu son bâton être vissé sur la table centrale
de la chambre, par Normand Piché. Quand le pauvre Guy a essayé de le soulever, plusieurs riaient aux larmes», s’est remémoré M. Cloutier.

L’espion du journal est de nos jours guitariste, avec l’orchestre du Centre des 50 ans et plus.

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