« Les personnes qui ont des symptômes doivent se faire dépister »

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Par France Poirier
« Les personnes qui ont des symptômes doivent se faire dépister »
Sylvain Pomerleau, directeur général adjoint pro-gramme santé physique générale et spécialisée, de l'enseignement et de la recherche. (Photo : Courtoisie)

CISSS Des Laurentides

Lors de son point de presse hebdomadaire, la direction du CISSS des Laurentides a réitéré l’importance des tests de dépistage et compte doubler le nombre de tests par jour sur son territoire.

 

« Nous souhaitons passer à 790 tests de dépistage quotidiennement, mais on ne réussit pas à atteindre la cible. C’est pour cette raison que l’on souhaite en faire la promotion. Actuellement, on a entre 300 et 350 personnes qui viennent se faire dépister », souligne Sylvain Pomerleau, directeur général adjoint programme santé physique générale et spécialisée, de l’enseignement et de la recherche.

Il rappelle de surveiller l’un des symptômes suivants : toux, fièvre, difficultés respiratoires, douleurs musculaires importantes, maux de tête, fatigue intense, maux de gorge et même des gastro-intestinaux comme la diarrhée. « On encourage les gens qui auraient l’un de ces symptômes à appeler 1877 644-4545. Plus nous allons tester, plus le portrait sera précis de notre situation épidémiologique. Ne restez pas à la maison en attendant que ça passe, c’est important de venir se faire dépister.Nous avons la disponibilité quant au nombre de tests », soutient monsieur Pomerleau. « Il a y a beaucoup d’études au niveau des asymptomatiques, nous ne voulons pas faire de tests pour l’instant sur ceux qui n’ont pas de symptômes », ajoute Marie-Ève Thériault, adjointe au directeur de santé publique des Laurentides,

Déconfinement et port du cache-visage

« Notre région est divisée en deux grandes parties, celle de Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et celle hors CMM, ce qui nous donne certains enjeux en ce qui a trait au déconfinement. On demande aux gens de respecter les mesures de sécurité sanitaire telles : l’interdiction de déplacements non essentiels, respecter la distanciation physique de deux mètres entre les personnes qui ne demeurent pas à la même adresse, respecter l’hygiène des mains et hygiène respiratoire et on recommande fortement le port du cache-visage lorsque la distanciation physique est difficile. Une campagne de communication se prépare pour promouvoir le maintien des bonnes pratiques », a expliqué Marie-Ève Thériault.

Elle ajoute que la situation de la région des Laurentides est loin d’être comparable à ce qui se passe à Montréal, mais la portion de la région qui fait partie de la CMM est en constante augmentation. « On suit la situation de près sur les confinements, nous sommes prudents. »

Madame Thériault commente la demande de certains maires pour isoler Montréal et Laval, elle estime que les maires peuvent faire leur démarche. « Les décisions de confinement et de déconfinement sont prises au niveau national. La situation est observée chaque jour, Montréal et Laval sont regardées de près par le ministère. À l’heure actuelle, la balance entre les inconvénients et les bénéfices penchent actuellement sur le statuquo. Je ne me vois pas aujourd’hui prendre position, la situation change quotidiennement. Nous nous en remettons aux décisions du national ».

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