Le syndicat des agents de la paix lance une opération de visibilité

Par Journal Le Nord
Le syndicat des agents de la paix lance une opération de visibilité
Le panneau installé près du Centre de détention de Saint-Jérôme. (Photo : Courtoisie)

Le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ − CSN) a installé des panneaux aux abords du Centre de détention de Saint-Jérôme et des autres établissements de la province, vendredi, afin d’exiger du gouvernement qu’il reconnaisse, à sa juste valeur, le travail des agentes et des agents et qu’il leur accorde la prime salariale pour travailleurs essentiels.

« La ministre Guilbault nous dit un petit merci de temps à autre en conférence de presse, mais ça ne suffit plus. Il est temps que les bottines suivent les babines. On s’expose aux risques, aux menaces et à l’augmentation de la tension entre les murs, chaque jour. Nous sommes au front. La moindre des choses serait de reconnaître les sacrifices que nous faisons pour servir dans le système de justice et assurer la sécurité de la population », explique Mathieu Lavoie, président du SAPSCQ – CSN.

« Le travail des agents de la paix en services correctionnels s’exerce dans l’ombre, mais il faut mettre en lumière toute la polyvalence dont ils doivent faire preuve. À l’intérieur des établissements de détention, ils sont policiers, pompiers, paramédics, travailleurs sociaux, négociateurs, et plus, souvent dans une même journée! Ils méritent davantage de reconnaissance », considère la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics − CSN, Nathalie Arguin.

Déjà aux prises depuis plusieurs années avec un problème criant de recrutement et de rétention de main d’œuvre, les services correctionnels doivent maintenant composer avec un manque d’effectif en raison des agentes et des agents qui sont malades ou qui sont retirés de la rotation par mesure préventive.

« Qui assurera la sécurité de nos établissements et celle de la population si nous n’avons plus assez d’agents parce qu’ils tombent malades et que nous ne sommes pas capables d’en recruter suffisamment? Il est plus que temps que le gouvernement s’attaque à ce problème » conclut Frédéric Brun, vice-président du Conseil central des Laurentides – CSN.

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