Le SuperFolk, comme une fête de quartier

Par Marie-Catherine Goudreau
Le SuperFolk, comme une fête de quartier

Pour sa cinquième édition, le festival de musique SuperFolk à Morin-Heights continuera de surprendre la communauté durant le weekend des 20, 21 et 22 août.

« Honnêtement cette année, si on disait qui joue, je pense qu’on aurait un problème de gestion de foule », affirme Ian Kelly, auteur-compositeur-interprète et fondateur du festival. Suivant un concept qui leur est cher, la programmation demeure secrète jusqu’au festival. « C’est pour offrir une expérience différente. On présente un menu découverte et on s’adresse aux gens à qui le concept parle. » Selon l’artiste, on peut avoir une idée du niveau d’artistes qui seront présents en regardant les années passées. « Et cette année ne fera pas exception », assure-t-il.

Faire les choses différemment

Même si ce concept ne plait pas à tout le monde, le but du festival reste de créer un évènement pour la communauté, et non d’attirer le plus de gens possible. « Ça nous prend un genre de personne qui a envie de prendre cette chance. Il y a toujours de belles découvertes », soutient Ian Kelly. Cette année, le site pourra accueillir 1000 personnes qui seront séparés dans deux zones de 500 personnes. Une soirée a même été ajoutée le vendredi pour donner la chance à plus de gens de venir. « Ce sera un show spécial pour nous ce soir-là. C’est une artiste qu’on aime vraiment et qui a un contact privilégié avec la région. »

En collaborant avec Recyc-Québec et le festival Tournant, le SuperFolk souhaite rassembler les gens de la région autour de valeurs qui les unissent. « On essaye de trouver un équilibre, de pas devenir trop gros et de rester à l’échelle humaine. L’esprit de fête de quartier, c’est vraiment important pour moi », poursuit Ian. L’évènement se veut une invitation pour rencontrer ses voisins et partager du temps en respectant l’environnement et la communauté.

Volonté et détermination

Faire un festival en temps de pandémie comporte son lot de défis et de complications. L’année dernière, le SuperFolk s’était déroulé dans une forme différente avec des concerts intimes qui avaient été un succès.

À une semaine de l’évènement, il y avait une pénurie de clôtures de chantiers et plusieurs dossiers n’étaient pas réglés, explique Ian. « On travaille très fort à trouver des plans B, C, D… Ça coûte beaucoup plus cher et tout est plus compliqué : ça prend plus d’équi-pements, de personnel, de bénévoles. »

« Beaucoup ont décidé d’annuler leur festival et je les comprends, mais ce n’est pas quelque chose que je voulais faire. Je pense que les gens, pour leur santé mentale, ont besoin qu’on travaille plus fort et qu’on réussisse à leur offrir quelque chose », croit Ian Kelly. Malgré les conditions difficiles, il espère que les spectateurs vont reconnaître tout le travail derrière. « On n’a pas d’attente envers l’affluence. Je pense que peu importe ce qu’on va être capable de faire, ce sera une réussite, en prenant en considération les circonstances. »

Mais il y a un côté positif à la pandémie, soutient Ian Kelly. Les artistes qui sont majoritairement en tournée à l’international sont ici présentement en raison de la COVID-19. « C’est peut-être notre seul avantage cette année ! » Et on a bien hâte de découvrir ceux qui nous feront danser.

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