Le cri du cœur de Nadine Brière

par Françoise Le Guen
Le cri du cœur de Nadine Brière
Nadine Brière, mairesse de Sainte-Adèle. (Photo : Accès)

Réseaux sociaux

« La méchanceté gratuite, le harcèlement et la misogynie sont devenus monnaies courantes sur les réseaux sociaux. Des relents d’amertume, de frustration, de jalousie et de rancœur assaillent souvent ce monde virtuel et font de lui un espace menaçant et suffocant pour moi et ma famille », tel se termine le cri du cœur publié le 6 janvier par Nadine Brière, mairesse de Sainte-Adèle, sur sa page Facebook.

 

« Non la vie de mairesse n’est pas de tout repos, toutefois je dirais que le verre est plus souvent à moitié plein qu’à moitié vide. Malheureusement durant la période des fêtes il est vite devenu vide, un évènement malheureux est survenu, pas besoin de vous dire que je parle du chevreuil sur la rue Morin », écrit aussi Nadine Brière.

Quels ont été les déclencheurs de ce message? « Durant la période des fêtes, avec l’histoire du chevreuil, les gens sont devenus très agressifs, mesquins, ils se sont défoulés sur moi ou les employés municipaux via les réseaux sociaux. Je voulais faire part que j’étais vraiment tannée, ça dure depuis 25 mois. Je reçois régulièrement des courriels de certains citoyens mécontents via les réseaux sociaux, mais là, c’était trop, je trouvais que c’était vraiment s’acharner sur des gens qui n’ont rien à voir avec un sujet en particulier, ça a été le déclencheur! »

Son message, c’était surtout pour mettre en lumière une autre réalité, nous dit la mairesse : « Les messages haineux et les menaces qui ont également été faits à mon égard sont inacceptables. Comment les gens peuvent être aussi protecteurs d’un chevreuil et aussi malveillants lorsqu’ils écrivent à un être humain. Oui parce que derrière votre écran cher harceleur, intimidateur, chère dame impolie ou encore chers professeurs des HEC, se trouve un être humain. Un être humain avec des défauts comme vous, mais un cœur également. Être en arrière d’un écran ne donne pas tous les droits ». La mairesse nous le dit à nouveau en entrevue : « Les gens assis en arrière de leur écran n’ont pas l’impression qu’ils vont causer du tort ou souvent n’ont même pas l’impression qu’ils écrivent à un être humain, mais au bout du compte on écrit à un être humain. Les mots ont un impact et avec les réseaux sociaux on dirait que l’être humain ne s’en rend pas compte. Et je suis certaine que les gens qui m’ont écrit ne seraient pas capables de dire autant de méchanceté en personne… »

Il y a eu un autre déclencheur : « Juste avant Noël, le conseil, excepté monsieur Lafond a reçu une nouvelle mise en demeure de monsieur Lupien qui nous demande de voter comme il le souhaite afin de régler le dossier ; sinon il va continuer à nous poursuivre. Chacun d’entre nous le jeudi soir 19 décembre l’avons reçu à 17 h 30 à la maison et ce n’est pas la première! C’est encore une forme d’intimidation de la part de M. Lupien. »

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