Le CEP en mode solution

Par Françoise Le Guen

Rareté de la main-d’œuvre

Patrick Côté, directeur adjoint du service aux entreprises du Centre d’études professionnelles de Saint-Jérôme (CEP) commente sur la question de pénurie de main-d’œuvre.

 

« On parle plus de rareté de la main-d’œuvre. Des employés, il y en a sur le marché de disponibles, mais la demande est plus grande que l’offre. Ça peut créer beaucoup de mouvement d’une part ainsi que de la difficulté de rétention, surtout dans des secteurs où les conditions d’emploi sont moins intéressantes », nous dit-il d’entrée de jeu. Ce dernier ajoute qu’il existe une compétition assez vive entre les entreprises et entre les secteurs.

« Certains ont tendance à offrir des conditions d’emploi très avantageuses dans lesquels il y a peut-être moins de rareté de main d’œuvre, par exemple dans l’électromécanique. On a beaucoup d’étudiants dans les formations de ces secteurs. Les cohortes sont relativement pleines ». Il mentionne que dans d’autres secteurs, le CEP a plus de la difficulté à recruter des étudiants. « Par exemple en tôlerie de précision, un métier méconnu qui fait que les jeunes n’ont pas tendance à s’inscrire ».

Mais surtout, le CEP offre un service aux entreprises. « On offre des services de rehaussement de compétences en entreprises et des formations sur mesure. Depuis deux ans on a énormément de demandes et c’est exponentiel. Le domaine de la métallurgie au sens large est un secteur qui est en très grande demande ainsi que tout le secteur de la mécanique auto. Pour ceux qui travaillent depuis longtemps il y a toute la transition ver les nouvelles technologies dans l’automobile, car on s’en va vers l’électrification ce qui demande du rehaussement de compétences ».

La force du CEP est sa proximité avec les comités sectoriels de la main d’œuvre. « L’on doit établir des partenariats ce qui nous permet de former la main-d’œuvre », soutient de directeur adjoint et gestionnaire du service aux entreprises.

En ce concerne les pistes de solution pour pallier le manque de main-d’œuvre, ce dernier souligne que tous ces secteurs sont traditionnellement masculins.

« Il y a de plus en plus de femmes, mais pas suffisamment. C’est actuellement une clé pour amoindrir les problèmes liés à la rareté de main-d’œuvre de faire appel à des segments de la population non traditionnels. Les femmes, les personnes à la retraite ou préretraite, les nouveaux arrivants et les personnes qui ont des limitations liées à un handicap ».

En résumé

Offre à temps partiel (15 heures/semaine)
• Soudage, TUS, Conseil et vente de pièces d’équipement motorisé, sec et comptabilité
• Une demande est faite au ministère de l’Éducation pour une formation dispensée entre 9h et 14h pour la formation de soudage. Cette formation répondra aux gens en emploi qui veulent augmenter leur niveau de compétences et accéder à des emplois plus diversifiés.
• Le CEP offre pour une première année la formation soudage haute-pression à temps partiel.

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