L’avenir des villes à travers le vélo

Par Marie-Catherine Goudreau
L’avenir des villes à travers le vélo
Des bornes de recharge pour les vélos électriques ont été installées sur le P’tit Train du Nord. (Photo : Équipements Halt)

Le vélo gagne en popularité comme sport, mais aussi comme mode de déplacement. Comment les villes peuvent aménager leurs rues et leurs infrastructures pour faciliter et encourager ce type de transport ? Nous avons posé la question au président de l’entreprise Équipements Halt, spécialistes en aménagement cycliste.

Le but de l’entreprise est d’améliorer les infrastructures cyclables pour encourager le transport actif et la mobilité durable. Ils offrent différentes solutions, comme des supports à vélos, des stations de réparation munies de pompes, des séparateurs de pistes cyclables et des bornes de recharge pour les vélos électriques. « On souhaite faire en sorte que l’environnement dans lequel évolue les cyclistes soit sécuritaire, agréable, convivial », souligne M. Goulet.

Identifier les besoins

La première étape pour les municipalités est d’identifier avec Équipements Halt les endroits et les lieux de déplacement les plus fréquents pour y installer des supports à vélos. « Ces endroits peuvent être non seulement des stationnements, mais aussi des centres de services pour les cyclistes. On peut y ajouter des stations d’eau, de réparation et une pompe », explique le président.

« Les villes nous expliquent leurs besoins, et nous, on les aide à identifier, du point de vue de l’aménagement, ce qui pourrait être amélioré et quels produits on pourrait implanter sur leur territoire. » Par exemple, si l’objectif est de sécuriser une piste cyclable, Halt propose d’installer sur le bord des routes de petits séparateurs pour bien délimiter la piste.

« On peut aussi utiliser du mobilier urbain déjà existant, comme des anciens parcomètres qui sont transformés en support à vélos. »

Une municipalité peut opter pour un projet pilote. « On commence généralement avec une infrastructure temporaire, puis on l’implante de façon permanente, selon le succès du projet. » De plus, selon le président de Halt, les coûts d’aménagement pour les vélos sont bien moindres par rapport à ceux pour les voitures. Une mobilité motorisée coûte beaucoup plus cher qu’une mobilité à vélo, selon M. Goulet. « Dix cyclistes prennent beaucoup moins d’espace. »

Des exemples de projets dans les Laurentides

P’tit Train du Nord

On retrouve plusieurs stations Halt tout au long du parc linéaire du P’tit Train du Nord. Notamment, un projet pilote a été entamé cette année pour les vélos électriques. « On a travaillé avec un manufacturier aux États-Unis pour développer une solution pour favoriser la recharge de vélos électriques », explique M. Goulet. On retrouve des bornes de recharge pour les vélos à assistance électrique à la gare de Prévost, entre autres.

Saint-Eustache

Avec des pastilles solaires, l’entreprise a illuminé une piste cyclable dans la ville dans le but d’améliorer les infrastructures. Les pastilles sont intégrées dans l’asphalte et permettent d’éclairer la nuit.

Mirabel

Halt a participé au projet Mirabel Cyclobranché, qui permet de relier le parc du Domaine-Vert et le Bois-de-Belle-Rivière au parc linéaire Le P’tit Train du Nord. Une vingtaine de supports à vélo personnalisés ont été implantés dans la ville.

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