La Soupe de la Cathédrale : Une nouvelle étape, de nouvelles avenues

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La Soupe de la Cathédrale : Une nouvelle étape, de nouvelles avenues
Sur la photo l’équipe de la Soupe de la Cathédrale : Daniel Toupin, Stéphane Brousseau, Sheila Altidor, Steve Cherenfant, Lise Drolet, Mathieu Massie et Louis Therrien. En avant, Geneviève Giroux Boucher, coordonnatrice des services d’entraide alimentaire et Annie Poirier, agente en pastorale.

Françoise Le Guen

L’équipe de la Soupe de la Cathédrale a tenu le 7 février l’assemblée de fondation du Centre de jour de Saint-Jérôme. La création de cet organisme lui donnera les moyens de continuer à assurer ses activités pour les personnes vulnérables du grand Saint-Jérôme.

L’organisation de la Soupe de la Cathédrale, qui a eu à faire face à de nombreux défis, aura maintenant accès aux subventions gouvernementales. « Auparavant nous appartenions à la paroisse de Saint-Jérôme. Étant un organisme religieux nous n’y étions pas admissibles », souligne Geneviève Giroux Boucher, coordonnatrice des services d’entraide alimentaire.

Besoins criants

Notez que l’évêché continuera de soutenir la Soupe les trois prochaines années à raison de 25 000 $ par année. Cependant l’organisme devra être relocalisé d’ici la fin septembre 2019. Les lieux utilisés depuis 1976 au sous-sol de la cathédrale sont désuets. « Nous n’avons pas de cuisine et fonctionnons avec des plaques à induction. On n’a pas d’eau chaude, les toilettes ne fonctionnent plus depuis un bout temps. Rénover toutes les installations désuètes coûtait très cher et nous n’avons pas les moyens, on doit donc quitter », confie la coordonnatrice.

Par ailleurs, le nombre de personnes requérant les services est toujours à la hausse. Les deux employés à temps partiel ne suffisent pas pour faire tout le travail. « On est multi polyvalente, mais on n’arrive pas à répondre aux besoins. Ça nous prend au minimum une autre personne, plus de gens pour développer les services et apporter une aide concrète ».

Nouveau départ

Que va-t-il se passer maintenant ? « Comme le CA est officialisé, nous allons avoir une rencontre prochainement et pouvoir commencer à faire un budget réaliste pour le déménagement, la relocalisation et le fonctionnement quotidien de l’organisme », indique Geneviève Giroux Boucher. Cette dernière confie qu’aucun local n’est en vue pour le moment. « Mais nos partenaires sont avisés et à l’affût. L’on doit absolument rester dans le centre-ville, où est la clientèle. On va mettre sur pied un comité de relocalisation qui va chercher activement un nouvel endroit. On cherche proche de la cathédrale ».

Depuis 2017, de nombreux partenaires ont travaillé à soutenir la Soupe dans la réorganisation de ses services. Le CISSS est l’un d’eux, mais aussi Centraide, Moisson Laurentides, la Ville de Saint-Jérôme et les deux députés. « La Chambre de commerce a aussi manifesté son intérêt pour nous donner un coup de main ainsi que la Caisse Desjardins et d’autres organismes communautaires. Toutes ces personnes se sont rencontrées il y a deux semaines et ont manifesté leur désir d’aider à la poursuite des activités considérant que c’est vraiment essentiel ».

La Ville de Saint-Jérôme accordera au moins 7 500 $ afin d’épauler l’organisation. En plus de soutenir la relocalisation de la Soupe, la Ville étudie la possibilité d’augmenter le financement offert aux organismes communautaires par l’intermédiaire du Fonds communautaire.

 

Fondée en 1976 par la paroisse de Saint-Jérôme, la Soupe a apporté son aide à des milliers de personnes. Chaque jour, elle sert les déjeuners et les dîners à près de 100 personnes provenant d’un rayon élargi, dépassant le territoire de Saint-Jérôme. Environ 200 familles et personnes du quartier ont recours à la distribution alimentaire chaque semaine.

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