La polyvalence d’Éric Lapointe l’amène à travailler dans deux calibres différents

Par Luc Robert
La polyvalence d’Éric Lapointe l’amène à travailler dans deux calibres différents
Éric Lapointe porte la bague de champions des séries, en 2019, avec les Sportifs de Joliette.

Hockey Junior AAA

En attendant que la Ligue de hockey senior AAA du Québec statue sur son calendrier 2020-2021, le Jérômien Éric Lapointe a décidé de changer de vestiaire, au Centre récréatif Marcel-Bonin de Joliette.

 

L’ancien gérant de l’équipement et soigneur des Panthères effectue un retour dans la LHJAAAQ avec les Prédateurs de Joliette, qui eux, ont quitté Saint-Gabriel-de-Brandon.

« Le senior AAA est en attente de la Santé publique, pour un possible retour au jeu. Entre temps, je me suis dit qu’un retour au junior AAA me permettrait de garder la main. Deux occasions m’étaient offertes: Granby ou Joliette. J’ai déjà mon espace attitré à Joliette et je connais des membres de l’organisation: mon choix envers les Preds n’a donc pas été difficile. D’autant plus qu’ils auront leur vestiaire attitré dans moins de deux semaines », a confié celui qui exerce le métier de gardien de sécurité avec la firme Gardium, dans la vie de tous les jours.

Éric Lapointe s’est fait un nom dans la LHJAAAQ le 5 décembre 2005, lorsqu’il était intervenu sur la patinoire pour sauver le hockeyeur Christopher Bourque, aux prises avec une crise d’épilepsie et des convulsions sur la patinoire.

« C’est un peu bizarre, de revenir dans cette ligue, alors que les plaquages sont temporairement interdits. C’est d’autant plus bizarre d’avoir quatre joueurs devant moi, au banc. La logistique a complètement été repensée, à cause de la pandémie. Les effectifs sont étalés dans deux vestiaires; les bouteilles d’eau sont maintenant individualisées avec un collant au numéro de chaque joueur; les déplacements se font masquer; etc…».

Éric Lapointe ne se plaint pas de se retrouver avec les Prédateurs.

« Ça fait maintenant 8 saisons que je suis aux services des Sportifs de Joliette. C’est bien d’être reconnu, après 20 ans de métier. Peu importe le calibre, j’arrive deux heures avant les joueurs. Je prépare mes choses à l’avance. Le gros changement ? Dans le junior AAA, plusieurs clubs ont déménagé depuis mon départ en 2009. Je m’informe si les amphithéâtres sur la route donnent tous accès à la même hauteur de plancher. Sinon, avec mes lourdes caisses à roulettes, je dois prévoir de l’aide ».

Mentalité

Celui qui vient d’accéder à la cinquantaine avoue que son rôle avec les Preds diffère de celui qu’il campe avec les Sportifs.

« La mentalité, les discussions et la musique sont différentes, dans le vestiaire. Dans le senior AAA, je côtoie des hommes, alors qu’au junior AAA, tu retrouves des jeunes fougueux, qui doivent apprendre la discipline. On va déterminer avec la direction si un système avec des amendes sera nécessaire », a-t-il achevé sarcastiquement.

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