La folie du vélo : c’est le cas de le dire

Par Marie-Catherine Goudreau
La folie du vélo : c’est le cas de le dire
(Photo : Archives)

Depuis le mois de mars, ce sont beaucoup de choses qui ont changé, de crises à gérer et de nouvelles habitudes à adopter. Mais chose certaine, dans toute cette histoire, c’est le vélo qui a été gagnant !

Au début du printemps, la situation au Québec était si instable que la direction du Parc linéaire le P’tit Train du Nord croyait devoir fermer ses portes à ses utilisateurs. Quelques semaines plus tard, on assistait à un achalandage deux fois plus élevé qu’à l’habitude sur les pistes. En effet, ce fut un été surprenant et très stimulant pour Jean-Sébastien Thibault, directeur général du Parc linéaire : « Ça a été un feu roulant de surprises et d’adaptation. »

S’ajoutaient à ces conditions les nombreux travaux sur les pistes qui ont fait beaucoup réagir : pourquoi les faire durant l’été, alors que c’est la période la plus occupée ? Pourquoi avoir pris la décision d’asphalter … ?

Alors que la plupart des commerces croyaient devoir fermer pour la saison estivale, ils ont dû s’adapter à une nouvelle réalité et « changer leur fusil d’épaule ». Une chance que les touristes locaux étaient au rendez-vous pour encourager les commerces au long de la piste cyclable, faute de tourisme étranger ! Bien que ce soit les auberges qui aient écopé, l’afflux de cyclistes a permis aux restaurants d’en profiter. « Je leur ai dit : quand les clients internationaux reviendront, vous en serez tous bénéfiques puisque vous aurez aussi gagné les locaux », soutient le directeur. Autant qu’il se réjouisse de la popularité du sport cet été, il estime que la gestion a été un vrai « casse-tête », notamment avec les règles de la Santé publique, parfois difficile à faire respecter. Grand étonnement de la saison : avec l’aide du gouvernement, ils ont réussi à obtenir plus de patrouilleurs sur les lieux pour assurer le bon déroulement des journées.

Les boutiques de vélos ont été tout aussi occupées par cet emballement soudain. Que ce soit pour le e-bike, le gravel-bike, le vélo de route ou de montagnes, la demande était partout selon le propriétaire des magasins Espresso Sport à Saint-Sauveur et Sainte-Adèle, Benoit Simard. Les clients étaient autant des débutants qui souhaitaient s’initier au cyclisme, que des gens plus expérimentés. Pour lui, cela semble être un point positif pour les prochaines années : la nouvelle clientèle qui a découvert le vélo cet été reviendra certainement pour les prochaines années. Mais cet emballement pour l’activité s’est aussi vu sur tous les réseaux cyclables des Laurentides selon Benoit, qui n’y voit que le plaisir de pouvoir partager cette passion avec toujours plus de personnes !

Le mot pour décrire cette saison est définitivement « folie », pour la boutique Roc&Ride à Val-David également. Dès le mois de juin, l’engouement s’est fait ressentir jusqu’au point où « il n’y avait plus rien en magasin, car les fournisseurs n’avaient plus de stocks », s’exclame Quentin Leroy, associé gérant de Roc & Ride. Alors que la boutique se spécialise en vélo de montagne, il soutient que cet été a été la plus grosse année pour l’activité : « Il y a plus d’utilisateurs que jamais ! » Mais ce sont également les vélos hybrides qui ont été de gros vendeurs, autant pour les plus expérimentés que les débutants. La boutique, qui offre également des services de réparation, a remarqué que les gens, lorsqu’ils n’achetaient pas de vélos, sortaient plutôt leurs vieux pour les réparer et recommencer à pratiquer le sport.

Décidément, 2020 aura marqué ce sport qui ne cesse de se renouveler au fil des années et qui gagne encore le cœur de bien des passionnés !

Partager cet article
S'abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments