«La douce dépendance» solidaire et conviviale

«La douce dépendance» solidaire et conviviale

La Brûlerie «La douce dépendance» accueillait mercredi dernier la clientèle membre, les clients et collaborateurs afin de présenter la mission première de ce projet, une maison unique de torréfaction selon la méthode traditionnelle entièrement vouée à la prévention des dépendances auprès des jeunes et des familles.

 Le projet vise à être reconnu comme centre d’accompagnement de formation et d’éducation (CAFÉ) tout en sensibilisant la collectivité à la prévention des dépendances dans les milieux de vie.

Depuis un an, «La Brûlerie La douce dépendance», première brûlerie solidaire qui a pris naissance dans le grand Saint-Jérôme a pignon sur rue au 224 rue Brière à Saint-Jérôme (dans les locaux de l’organisme Le Sablier). Elle réinvestit 100 % des profits récoltés de café solidaire, thés, tisanes, location d’espace et de salles de bureau dans l’organisme le Sablier qui œuvre dans les Laurentides depuis 1996. Le Sablier offre plusieurs volets en prévention (milieu scolaire, de travail, d’expérience de plaisir, jeu et ainée).

«Lors d’une nuit d’hiver à – 25 degrés, alors que j’avais envie d’un bon café, l’idée m’est venue de la brûlerie pour assurer l’autonomie du Sablier,» explique avec humour le directeur général Richard Fournier.

Brûler ses dépendances

«Pour sortir des dépendances, on apprend ici comment gérer les plaisirs en ayant le moins de souffrance et en tenant compte de ses limites. Par exemple, de consommer des cafés de qualité, fait qu’on en boit beaucoup moins. C’est une exploration de sens et ça marche avec nos ateliers du Sablier qui permettent d’apprendre à se connaitre, apprendre à avoir du plaisir,» révèle M. Fournier.

Dans une maison patrimoniale

L’ambiance est chaleureuse et propice à la détente et aux rencontres dans cette maison patrimoniale au décor à l’allure européen. Dès que vous entrez, l’ambiance conviviale, et la bonne odeur du café invitent les gens à s’arrêter, à prendre leur temps.

La torréfaction se fait directement sur place et quotidiennement selon la méthode traditionnelle. Elle est soumise à un code strict et de qualité supérieure. Un sommelier de café et thé et un barista vous conseillent dans vos choix parmi une grande variété de café (plus de 20 types et spécialités maison), expresso, cappuccino, filtre, thés, tisanes, chocolats chauds à consommer sur place tout en l’accompagnant de votre lunch si vous désirez, ou simplement pour apporter.

Pour une cause

Ici, l’achat des produits sert à une cause, aider la communauté. Des cartes privilèges au coût de 5 $ permettent d’accéder au café Internet gratuitement et de bénéficier d’escompte sur l’achat des produits et des formations offertes par le Sablier et ses membres.

Tout organisme, écoles, OBSL ou autre organisme peuvent profiter des cafés et installation pour réaliser leurs campagnes de financement.

Plus de 100 membres

Ce projet à vocation de solidarité éco-responsable fait participer tous les acteurs interpelés par les problématiques de dépendances afin qu’enfants, familles et ainés évoluent et grandissent dans une société plus harmonieuse et respectueuse. La population adhère pleinement au concept, déjà plus de 100 membres depuis l’ouverture.

Les clients

Pour les clients la brûlerie est un lieu exceptionnel. Elle participe à aider à contrer les dépendances, mais aussi elle participe à la revitalisation du quartier et l’ambiance qui y règne porte à l’ouverture.

Michel St-Pierre travaille à la Sécurité civile. C’est un des premiers clients du café. « Je passais souvent devant. Un jour j’ai osé entrer. Ce n’est pas un café comme les autres. En consommant, on fait une contribution. J’ai même installé une affiche au bureau. J’en ai parlé autour de moi. Ça va surement prendre de l’expansion. Ici ils sont ouverts aux autres, ce sont des gens impliqués.»

Karim Safar est chauffeur de taxi : «Je viens toujours prendre mon diner ici depuis qu’ils ont ouverts. Le café est excellent. L’endroit me fait penser à l’Europe. Les gens sont gentils et ont se sent à l’aise. »

Réal Deschamp, professeur en arts visuels au Cégep : « Je passe devant à pied tous les jours. Ce qui m’a accroché c’est le logo du sablier, il m’intriguait. Un jour, je suis rentré. J’ai acheté du café. C’est un commerce qui détonne, sympathique. Pour moi, les commerces qui développent une vie de quartier, c’est important de. J’y vois même une possibilité de présenter un projet avec mes jeunes sur les dépendances, en parler du côté artistique.»

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