La certification biologique

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Par Martine Laval
La certification biologique

La garantie d’une production responsable ?

Alors qu’on soupçonne des irrégularités chez les producteurs qui détiennent la certification biologique, il y en a d’autres qui, ne pouvant se la procurer faute de moyens financiers, font tout comme s’ils étaient certifiés, par passion de leur métier et des produits qu’ils proposent.

Qui triche gagne!

Comme partout où il y a de l’argent à faire, il y a de la tricherie, de la malhonnêteté, de l’immoralité, de la cupidité, de la mafia. Dans un article paru dans le magazine « l’Actualité » du 7 juin dernier intitulé Fraude au menu, la fraude alimentaire existe bel et bien. Les fraudeurs sont rusés, utilisant toutes sortes de subterfuges pour déjouer les inspecteurs et leurs tests en « s’adaptant » pour la prochaine visite.

D’un autre côté, il y a les producteurs qui indifféremment du fait qu’ils doivent suivre des règles strictes concernant la certification biologique à laquelle ils aspirent, font tout comme s’ils l’étaient dans leur travail de tous les jours, simplement parce que c’est ce en quoi ils croient et ce qu’ils veulent offrir.

Une question de conscience

La clientèle devient de plus en plus consciente de la qualité des aliments qu’ils se procurent dans les supermarchés où les multinationales s’imposent. Bien qu’on cherche de plus en plus à connaître la provenance de ce qu’on mettra dans nos assiettes, qu’on demande des produits de chez nous, très peu de place n’est encore accordée aux productions locales et régionales. Combien de fois ai-je visité les marchés publics de la région et discuté avec les producteurs des alentours qui, bien qu’ils ne puissent s’offrir à haut prix la certification biologique qui vaut plusieurs milliers de dollars, me décrivent leur façon d’opérer qui non seulement accote les exigences de la production bio, mais la surpasse même parfois.

Faire tourner le vent

Le fait que les aliments biologiques ne prennent pas encore le dessus sur la production d’aliments génétiquement modifiés (OGM) ou empoisonnés aux pesticides, glyphosate, antibiotiques ou subissant de la maltraitance, est une question de choix de la part du consommateur. Soit il visera le prix le plus bas ou la santé et le bon goût. Cette spirale malsaine ne cessera que lorsqu’on mettra nos priorités alimentaires à la bonne place et dans le bon ordre. Ceci clairement établi, l’industrie n’aura d’autres choix que de suivre, et c’est là que le meilleur sera plus abordable que le nocif. La certification biologique, c’est la garantie d’une production responsable pour une consommation de la meilleure qualité qui soit, mais en attendant qu’elle devienne la norme et non l’exception, cherchons les producteurs qui font tout comme, simplement pour offrir le meilleur, un point c’est tout. C’est le consommateur qui a le pouvoir de choisir pour faire tourner le vent!

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