Jeune et pimpante octogénaire…

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Par Martine Laval
Jeune et pimpante octogénaire…

Petula Clark

Martine Laval, collaboration spéciale
Petula Clark revient au Québec pour chanter en français son dernier disque entièrement écrit par des auteurs-compositeurs québécois, arrangements et réalisation de Louis-Jean Cormier et Antoine Gratton. En tournée du 6 au 23 mai, elle sera au Théâtre Gilles-Vigneault le 16 mai, et je profite de son passage pour discuter avec l’octogénaire toujours vive, active et de son temps… à 85 ans!
De son charmant accent qui appuie ses origines anglaises, Petula Clark s’exprime dans un français impeccable, la voix emplie d’enthousiasme. La Lady de 85 ans vit à Genève, voyage entre ses tournées et ses enfants qui vivent à Paris, Miami et New York et un petit-fils, ici même à Montréal. Lorsqu’on lui propose ce projet d’un disque de chansons françaises écrites et composées par des auteurs québécois, elle est tout de suite enthousiasmée. Elle viendra rencontrer les artistes et se laissera charmer par la créativité de chez nous.
« Je suis venue à Montréal pour rencontrer les auteurs et compositeurs et on a passé un après-midi à parler de tout et de rien, afin de mieux se connaitre. Le jour suivant, je m’envolais pour l’Australie. Quand je suis rentrée à Genève où je demeure, les chansons commençaient à arriver. Des sujets auxquels je n’avais jamais pensés. Des chansons vraiment intéressantes. La prochaine étape était donc de revenir à Montréal pour enregistrer. Avec les deux producteurs : Louis-Jean Cormier qui est merveilleux, et Antoine Gratton qui est formidable aussi – ils sont mignons tous les deux en plus, ce qui rend la tâche agréable -, on a bien travaillé ensemble. Maintenant le disque est sorti et le moment de vérité est venu, et je sens déjà que les gens aiment ça. »

Qu’ont-ils créé pour vous?

Ce que je ne voulais pas, c’était d’essayer de retrouver la petite Petula des années ‘60. Je suis comme je suis aujourd’hui, et je pense qu’il était important que ces auteurs-compositeurs me voient telle que je suis maintenant. Ils ont très bien compris ça et ça a été un moment formidable. Il y a des chansons assez marantes, d’autres plus graves, et une que j’aime et qui a un drôle de titre « L’âge que j’ai », une chanson très vraie. Au début le rythme était lent, mais Louis-Jean et Antoine ont fait une orchestration tout à fait à l’opposé, que j’aime beaucoup. J’ai hâte de la chanter sur scène.

Qu’aimez-vous du Québec?

Le Québec est très spécial pour moi. C’est ici que j’ai fait mon premier one woman show en français. Le public a été merveilleux avec moi. Aussi j’ai fait une tournée l’hiver. Il y avait énormément de neige. J’ai trouvé ça magnifique. Je me retrouvais dans un autre monde. Et c’est à Rimouski que j’ai appris que ma chanson Downtown était numéro un aux États-Unis avec 80 millions d’albums en saison!
Au début, j’ai eu quelques difficultés avec l’accent québécois, car j’avais appris le français à l’oreille, à Paris et que je n’étais pas préparée, mais je vous avoue que j’adore cet accent, et bien plus : la nourriture, la tourtière et tout ça j’aime beaucoup. C’est un peu pour ça que j’ai fait ce disque. Comme un cadeau.

Et pour vous le Downtown est encore excitant ou vous préférez être plus tranquille à la campagne?

Ah! moi j’aime tout ça! La campagne, les animaux, la nature. Alors dès que je peux je mets mes sneakers et je me promène, mais je ne peux imaginer ma vie sans la vie de la ville. Il y a quelque chose qui se passe quand on est en ville. On voit du monde. Ça bouge.

Un petit mot de la fin Petula pour votre public québécois?

J’espère qu’ils vont me connaître un peu mieux après le spectacle. Lorsque je suis sur scène je suis vraiment moi, à l’aise. Je me souviens quand j’étais en spectacle en tournée aux États-Unis, dans un grand spectacle sur Sunset Boulevard, j’étais la seule Anglaise dans l’équipe et je ne sais pas pourquoi, ce soir-là j’avais le mal du pays… mais je ne savais pas de quel pays. Alors je suis allée sur scène pendant qu’elle était vide, une heure avant le spectacle, je me suis assise et j’ai réfléchi, pour conclure : c’est ici mon chez moi!
TGV le 16 mai

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