Un Jérômien raconte la vie avec ses tripes

Un Jérômien raconte la vie avec ses tripes

Des parents de l’équipe de baseball qu’il dirigeait ont offert à Patrick Beauséjour une œuvre à l’image de son idole, Gary Carter.

Crédit photo : PHOTO: Karine Blair

Blogue du Barbu de ville

Luc Robert, Collaboration spéciale – Avec près de 13 000 visiteurs mensuels sur ses trois plateformes, le blogue du Barbu de ville, le Jérômien Patrick Beauséjour, occupe une place grandissante dans l’espace de la toile.

Dans ses récits, il se penche sur son enfance à Lachute, ses héros sportifs, ainsi que ses premières amours. Il touche aux sujets tabous, qu’il n’hésite pas à raconter dans leur contexte, quitte à utiliser un langage parfois cru.

« J’ai toujours eu ce besoin d’écrire. À 16 ans, j’avais déjà mon recueil de poésie… urbaine, en fait. Je me suis assagi, mais je peux encore être rude dans mon écriture », a confié l’auteur de 44 ans.

De Pat Burns au Géant Ferré, Patrick Beauséjour ne s’est jamais défilé. Il vient de soumettre un texte sur l’ex-lutteur à un concours de nouvelles littéraires de Radio-Canada.

« J’ai dû couper mon texte à 1800 mots. Le gagnant passera en entrevue à RDI. Il y a une bourse de 6000 $ et un voyage de 10 jours à Banff à l’enjeu. »

« Mon public cible, chez les dames, tourne autour des 35 à 65 ans. Mes histoires d’enfance de rue semblent les combler. Chez les hommes, ceux de 20 à 70 ans me suivent. Ce sont les sportifs de gang. Le dénominateur commun reste le folklore du sport que j’essaie de recréer. Mes idoles étaient Jacques Beauchamp, Rhéaume ‘‘Rocky’’ Brisebois et Ti-Guy Émond. Le dernier des Mohicans, dans ce domaine, est sûrement Serge Touchette, un des derniers à pouvoir dédramatiser le monde sportif avec son humour. »

En ces temps difficiles pour les journalistes et auteurs, le Barbu a reçu une proposition écrite des Éditions Hurtubise.

« Honnêtement, je préfère rester dans le monde numérique. Surtout que Twitter, Facebook et ma page Web fonctionnent bien. Je développe un concept de Podcast qui me permettra de lire mes textes en ondes. »

Parmi ses abonnés, on recense les chanteurs Dan Bigras et Louise Forestier, de même que les journalistes Patrick Lagacé et Jean-Charles Lajoie.

« En 2001, j’ai démarré un blogue, Esprit de bottine, que je ne maîtrisais pas. Mes enfants ont grandi. Quand je reviens du travail, j’ai du temps à consacrer à mes écrits. L’idéal serait de pouvoir vivre de mon écriture. »

En attendant, Patrick Beauséjour planche sur une prochaine série de textes.

« Les joueurs de l’ex-Negro League de baseball me fascinent. J’ai appris qu’ils mangeaient des hot-dogs, dans les estrades avec les partisans, entre les manches. Tout comme eux, j’adore les contacts directs et les médias sociaux m’offrent cette possibilité. »

Patrick Beauséjour, alias le Barbu de ville, offre une vision différente du monde sportif. PHOTO: Christian Julien