Inspection en bâtiment: Mario Roy démystifie la Cote de qualité

Inspection en bâtiment: Mario Roy démystifie la Cote de qualité

Mario Roy

CONSEIL DU PRO

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Alors que le marché de l’immobilier connaîtra son plein essor ce printemps et qu’une rude concurrence entre acquéreurs s’annonce, la Corporation des Inspecteurs Vérificateurs en Qualité de la Propriété (CIVQP) sonne l’alarme et rappelle non seulement l’importance des inspections préachat — toujours facultatives à ce jour — mais également la nécessité de réglementer le secteur, où les inspections visuelles et partielles sont encore légion et ont parfois des conséquences véritablement désastreuses pour l’acheteur.

L’inspection en bâtiment, véritable Far West

Aucune formation obligatoire, pas de permis requis et une absence totale d’uniformité des rapports d’inspection remis aux consommateurs, ce sont là des lacunes sidérantes aux yeux de Mario Roy, fondateur de la CIVQP. Pour lui, cette absence d’encadrement de la profession est d’autant plus inacceptable que les conséquences en sont lourdes pour l’acheteur, qui est responsable à vie de sa propriété. Il invoque l’urgence de réglementer la pratique au Québec.

La Cote de qualité, une solution

Face à ce constat, M. Roy milite depuis plusieurs années pour une standardisation des inspections en bâtiment, et a élaboré une méthode d’évaluation scientifique en 250 points, qui ne permet aucune omission et offre une analyse rigoureuse et objective de l’ensemble de la propriété. Encadrée par un logiciel qu’il a lui-même développé en concertation avec des architectes et des professionnels de l’industrie du bâtiment, l’évaluation oblige systématiquement les inspecteurs de la CIVQP à décrire, vérifier et évaluer chacun des points de contrôle, et se solde par l’émission d’une Cote de qualité (CQ), attestée par le Certificat de la CQ.

Cette cote, exprimée sur un total de 1000, permet non seulement de se faire une idée précise de la qualité de la propriété, mais fournit également une base uniforme pour comparer les propriétés entre elles. Par souci de transparence, cette Cote de qualité est inscrite au Registre central et peut être consultée en ligne par tous, devenant ainsi une référence essentielle pour toutes les parties prenantes, du vendeur à l’acheteur en passant par le courtier immobilier, l’institution de financement et l’assureur.

La réforme : une utopie?

Mario Roy propose qu’une telle démarche devienne la norme dans l’ensemble du secteur. « Légiférer semble toujours un processus pénible et insurmontable, jusqu’à ce qu’un cadre soit effectivement mis en place et devienne naturel, souligne-t-il. Aujourd’hui, il reste un dernier maillon faible auquel s’atteler dans le processus d’achat et de vente de propriétés, et c’est celui de l’inspection en bâtiment. Je souhaite de tout cœur que cessent les inspections visuelles qui ont trop souvent lésé acheteurs comme vendeurs. J’ose même espérer que, dans un futur proche, ce sera au vendeur de démontrer la qualité de sa propriété et non à l’acheteur de prouver la condition de celle qu’il souhaite acquérir! »

La CIVQP compte plus de soixante-quinze dossiers à son actif et ses services s’étendent sur sept régions administratives québécoises.

Infos: Lacq.ca