Hockey universitaire : Loïk Léveillé redonne aux jeunes jéromiens en enseignant son art

Luc Robert
Hockey universitaire : Loïk Léveillé redonne aux jeunes jéromiens en enseignant son art
À 22 ans, Loïk Léveillé est un pilier à la ligne bleue des Patriotes de l’UQTR (Photo : Patrick Léveillé)

Le versatile défenseur jérômien Loïk Léveillé, qui s’aligne avec les Patriotes de l’UQTR, passe l’été à enseigner aux jeunes hockeyeurs, qui fréquentent les camps d’A.C. Sports Élites.

 

L’arrière droitier de 6 pieds et de 225 livres donne un fier coup de main à son «demi-frère» Antony Charbonneau, aux installations de la rue Demartigny Ouest.

«Je voulais enseigner. Je suis en 3e année d’un bac en éducation physique, à Trois-Rivières. J’adore redonner aux jeunes hockeyeurs de la région jérômienne», a souligné l’ancien choix de première ronde (5e) du Drakkar de Baie-Comeau, en 2012.

Sport-Études

Le résident du secteur Lafontaine possède une riche expérience de la LHJMQ (Baie-Comeau, Chicoutimi et Cap-Breton). Malgré les grandes distances, il recommande aux jeunes adeptes de miser sur les études.

«La LHJMQ est une bonne école de vie. Avec les Screaming-Eagles, j’ai pu polir mon anglais à Sydney, une ville anglaise. De plus, avec les programmes de bourses du circuit Courteau, tu peux aller chercher 600 $ par cours, jusqu’à un maximum de 2 400 $. Quand tu t’enlignes pour 8 sessions et que tu as un minimum d’aptitudes aux études, ça devient vite profitable».

«D’ailleurs, dans la cause judiciaire actuelle de reconnaissance des joueurs, face aux propriétaires d’équipes pour être payés décemment, disons que je suis mal à l’aise. Ce sont des amis joueurs qui ont entamé la poursuite. Quand tu reçois 60 $ par semaine, tu trouves ça peu, mais quand tu considères toutes les autres choses défrayées par les équipes, ce n’est pas si mal. Personnellement, j’ai été bien traité par le Cap-Breton. Les Screaming Eagles offrent aussi eux-mêmes des bourses, différentes du programme de la LHJMQ».

Camp de rêve

Loïk Léveillé a déjà été invité par les Oilers d’Edmonton, à leur camp des recrues.

«Mon agent, Gilles Lupien, avait reçu des invitations des Oilers, des Coyotes, des Canadiens, des Flyers et des Sharks. On a opté pour Edmonton. J’ai assez impressionné pour obtenir ensuite une invitation au camp principal des Oilers. On m’a habillé pour trois parties hors-concours, face à Vancouver, Winnipeg et Calgary. Il restait juste deux invités au camp, lorsque le d.-g. m’a convoqué. Il voulait que j’améliore ma fraction de seconde de réaction. Je suis retourné junior avec un pincement au cœur».

Coéquipier de luxe

Lors de son passage en Alberta, Léveillé a eu le privilège de côtoyer un des meilleurs attaquants au monde, Connor MacDavid.

«J’en garde un souvenir impérissable. On jouait même au mini-golf ensemble, entre les entraînements. Sur la glace, comme arrière, il m’arrivait d’être jumelé face à lui. À un contre un, il est une véritable tornade. Souvent, je croyais l’avoir contré, mais il me sortait une autre feinte rapide, virant sur un 10 sous, pour me semer».

Viser plus haut

Loïk Léveillé ne s’est jamais découragé. Il a encore impressionné dans la LHJMQ, avant de venir remporter la Coupe Napa avec les Cobras de Terrebonne.

«Dans ma tête, il a toujours été clair que je voulais compléter un bac. Quand il sera terminé, j’aimerais tenter l’aventure européenne du hockey professionnel. Je veux toujours progresser. Le programme hebdomadaire des Patriotes me permet d’y arriver, avec 4 pratiques sur la patinoire, 4 entraînements hors glace et 2 parties régulières la fin de semaine».

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