Hockey semi-pro : Francis Desrosiers est la bougie d’allumage des Pétroliers

Par Luc Robert
Hockey semi-pro : Francis Desrosiers est la bougie d’allumage des Pétroliers
Francis Desrosiers (63), le char d’assaut des Pétroliers et son coéquipier Jonathan Paiement (25) foncent au filet. (Photo : Raynald Morand)

Le capitaine des Pétroliers du Nord, Francis Desrosiers, ne porte pas ce titre par hasard: il mord à belles dents dans le hockey et entraîne dans son sillon ses coéquipiers.
Revenu de France en 2015, le joueur aujourd’hui âgé de 29 ans cherchait un moyen de nourrir sa passion pour ce sport, tout en évoluant dans un calibre professionnel décent. «J’ai frappé le jackpot, en m’associant aux écoles et événements de hockey de Michel Vallières, tout en poursuivant ma carrière dans la LNAH. La semaine, je dirige des camps de hockey, d’habiletés, je planifie des pratiques et je crée des d’exercices, alors que les fins de semaine, j’évolue dans le semi-pro. C’est le meilleur des deux mondes», a souligné le numéro 63.
La renommée de travailleur inlassable du citoyen de Boisbriand a largement dépassé le secteur de Sainte-Agathe, où il est responsable de l’option hockey, chez MVH développement hockey. «On élabore des camps aux États-Unis, en Chine, pour tous les niveaux. Récemment, nous étions en charge des compétitions d’habiletés, au Centre Bell, à l’entraînement public du Canadien», a poursuivi le verbomoteur.

Ne jamais reculer

Reconnu pour foncer au filet adverse, peu importe la taille des opposants, Desrosiers adore le style physique de la LNAH. «Je ne crains pas les coups d’épaules. Dès l’âge de 17 ans, je faisais mon chemin au filet et je me battais si la situation le commandait. Je me suis servi des mes deux atouts, la vitesse et mon tir rapide, car je n’étais pas reconnu pour ma vision ou mes mains. À 20 ans, Robert Dubuc, entraîneur des Cobras de Terrebonne, a développé mon offensive: j’ai connu une saison de 40 buts et la conquête de la Coupe Napa».
Après avoir côtoyé les Brad Marchand et Kris Letang avec les Foreurs, puis les Claude Giroux et Paul Byron avec les Olympiques, Desrosiers a formé sa personnalité sur deux lames. «Je préconise leur éthique et leur style acharné. Ma passion me sert à motiver mes coéquipiers, qu’on a une baisse de régime. Il ne faut pas être gênés de notre leadership. Quand nos gars bloquent des tirs contre Sorel, quand Hugo Carpentier sert une mise en échec percutante à Marc-André Huot, ça a des répercussions positives sur tous».
Le polyvalent attaquant maintient une moyenne de près d’un point par rencontre (13b, 11a, 24 points en 26 parties, au 24 janvier). Il a préparé le 200e filet en carrière de Nicolas Corbeil. «On est presque tous d’anciens pros, habitués à donner le petit extra. Je me fais un devoir d’appeler les gars, pour savoir s’ils ont fait du vélo stationnaire, ou s’ils ont été au gym. Ce n’est pas évident de continuer à s’entraîner. Mais, je ne leur donne pas le choix de me suivre», s’est-il esclaffé.
Les patineurs jérômiens se concentrent à rattraper le Cool-Fm. Ils reçoivent Saint-Georges ce samedi soir 2 février à 20h. «On s’est défoncé à l’entraînement, à l’aréna Rodrigue Gilbert de Pointe-aux-Trembles. On veut rattraper Saint-Georges et qu’ils soient prévenus: nous sommes partis pour la gloire », a achevé le boute-en-train naturel.

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