Hockey de développement : Harmonisation profitable aux Couguars de Cap-Jeunesse

Par Luc Robert
Hockey de développement : Harmonisation profitable aux Couguars de Cap-Jeunesse
Jonathan Trudel évalue positivement les fusions au hockey scolaire. (Photo : Archives)

La fusion entre la Ligue de hockey interscolaire du Québec (LHIQ) et le Réseau du sport étudiant du Québec (RSÉQ) aura des retombées positives pour les Couguars de Cap-Jeunesse.

Devant le souhait gouvernemental d’harmoniser le hockey scolaire avant mai 2021, le RSÉQ et la LHIQ joindront leurs activités à temps pour la saison 2021-2022. Les Couguars font déjà partie du RSÉQ.

« Les Couguars tireront deux avantages de la fusion: il y aura plus d’équipes dans notre ligue, donc une plus grande diversité d’affrontements. Cela se traduira aussi par une diminution de frais de transport, car il y aura maintenant des équipes plus rapprochées géographiquement », a prévu M. Jonathan Trudel, représentant de la région nord à la RSÉQ.

Restera maintenant à convaincre la troisième entité, la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS), à joindre les deux autres circuits. Les négociations se poursuivent. L’école Lucille-Teasdale (de Blainville) fait partie de la LHPS et se trouve à proximité.

« Le modèle de la LHPS est différent, car elle fonctionne avec le principe des Showcases, soit une quinzaine de com-pétitions, les vendredis et samedis, pour promouvoir leurs jeunes. À la RSÉQ, on fonctionne selon un calendrier aller-retour, qui implique que chaque formation disputera par exemple 16 parties à domicile et autant à l’étranger, en rendant la politesse au club visiteur. Le calibre se ressemble beaucoup entre les deux entités», a poursuivi celui qui est aussi directeur général des équipes des Couguars.

C’est l’ex-arbitre de la Ligue nationale, Stéphane Auger, qui chapeaute le comité de travail de fusion. Son but est de proposer des pistes d’harmonisation de l’offre de service du hockey scolaire, qui était éparpillée entre les trois ligues. Son rapport, déposé en 2020, suggère, en concordance avec le souhait du ministère de l’Éducation, de revoir la gouvernance actuelle et que les ligues scolaires soient désormais sous l’égide du RSÉQ. Québec vise une entente de trois ans.

« Il sera plus facile d’enseigner et de comprendre le hockey scolaire, sous une même bannière. Hockey Québec (hockey civil) est aussi d’accord avec le principe d’une réglementation commune. À la RSÉQ, on fonctionne avec des enseignants de carrière et rémunérés. C’est très rare qu’on verra un parent devenir entraîneur d’un club. »

La popularité du hockey scolaire a connu un essor sans précédent, au cours des dernières saisons.

« Quand tu t’enrôles au hockey scolaire, l’objectif est d’obtenir ton diplôme du secondaire. On ne se le cachera pas: 99 % des hockeyeurs mineurs québécois vont finir comme travailleurs à l’âge adulte et non dans la LNH. Quand un jeune aime son profil hockey, ça paraît: à Cap-Jeunesse, 97 % de nos hockeyeurs décrochent leur diplôme, alors que ça se situe à environ 60 % à l’échelle provinciale. Les abandons sont rares au hockey scolaire », a poursuivi M. Trudel.

Le hockey scolaire est aussi en vogue parce qu’il permet une suite vers les rangs collégiaux.

« Nos plus vieux espèrent jouer et étudier dans leur région au Cégep, par exemple avec les Cheminots (D2). Le profil hockey des Couguars regroupe présentement 275 joueurs. Si nous avions une deuxième glace à côté du Centre sportif du secteur Saint-Antoine, nous pourrions atteindre 500 joueurs étudiants. »

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